Posted on 14 mai 2010 in Internet | 8 comments

Online, Free et Dédibox appartiennent au groupe Iliad, même infrastructure technique. Pourquoi payer alors que Free est gratuit?

Depuis deux ans je maintiens la partie technique du site web d’une personne chez Online.net. Crispations et prises de têtes récurrentes. Ils n’ont jamais eu de console FTP pour charger via le web.  Leur FAQ ne sert à rien, il faut deviner presque tout. A l’époque j’avais réalisé ce gros site pour une auteure, un Web + Blog assez complexe qui la délivrait d’un ancien site en html amateur mal fichu, mais bien plein. Bref il fallait tout refaire.  Ce n’est rien, fabriquer un espace Web est passionnant. Perdre son temps à déchiffrer (deviner plutôt) des informations pour pouvoir mettre en ligne, c’est franchement pompant. Passons.  J’ai perdu des heures alors à fouiller le moindre recoin d’Online pour avoir accès à ce qui devrait être fourni dans un simple mail. Des logs de connexion totalement différents, des noms de base et de serveur ftp complexes et bizarres (répétition du login sans point puis avec point). Imaginez un Newbie là-dedans ?

Free est plus libre que sa version payante...

Puis, pour l’utilisation de WordPress, aucune mise à jour automatique possible, faut tout faire manuellement. Pour ce mauvais service cette personne paie 42 euro / an avec une seule base de données, 500M et rien comme options. En sus, je ne vous raconte pas le nombre de fois où via Filezilla j’ai été amenée à recommencer le trèèès lent chargement d’un WordPress durant les périodes de mise à jour (30 minutes… fois deux). Planté, l’upload. Quand il n’était pas inaccessible. J’avais moins de problèmes avec mes vieux sites web sur Free… pourtant c’est la même enseigne, sauf que l’un est payant l’autre gratuit.

Online nous laissera-t-il les quitter sans encombre ?

A force de me voir souffrir, elle accepte de changer d’hébergeur. D’autant que ce sera moins cher, plus stable, plus gros, plus pratique (mise à jour et installations de plugins ou autre automatiques. Bref, que des avantages. Elle commande donc hier un pack initial chez 1&1, paie, tandis que je commence à préparer la migration sur le même nom de domaine d’un hébergeur à l’autre.

De Online à 1&1.

Je m’attendais à devoir attendre. Non. 1&1 fait dans la célérité. Commandé hier matin, tout est prêt et activé ce matin, soit moins de 24h plus tard.

Manger ou être mangé, tel est le sort de toute entreprise commerciale.

Pour migrer d’un domaine à l’autre j’ai besoin de sauvegarder sa base de données. Surprise à tester par vous-même : le lien habituel chez Online.net affiche désormais ‘Forbidden Access. Plus rien. M’enfin… Très pro tout ça… J’ai demandé à la propriétaire du site si elle avait reçu une info de changement.  Rien. Recherche sur Google, introuvable. Mais je finis pas comprendre que Dédibox a fusionné avec Online. Quel rapport ? C’est là où ça devient marrant. Le lien qui va me ramener chez Online c’est… Dédibox. Online modifie ses liens sans prévenir ses clients. Vraiment pro.

Désormais, pour accéder à Online il faut passer par la console Dédibox, alors que ces derniers sont passés chez Online. Oui, oui.

Si vous cherchez Dédibox ou Online sur Google, aucun lien ne fonctionne, sauf un : Console Dédibox (pour accéder à votre compte Online.net…)

En fait Online s’est associé avec Dedibox (Free-Online-Dedibox même combat du groupe Iliad). D’accord, c’était il y a un an, mais comment le savoir puisqu’ils viennent à l’instant d’actualiser leur site (sans exagérer, c’est une affaire de minutes). Il fallait deviner. C’est comme la Loi : nul n’est censé ignorer la loi, nul n’est censé ignorer le déménagement de son hébergeur. Ni le faite et que c’est désormais en se connectant chez Dedibox que l’on accède à son compte Online, alors que la pub pour l’hébergement est sur le site Online. Vous suivez ?

Chez 1&1, la réponse au transfert de domaine n’a pris que deux heures. Malheureusement, le domaine est verrouillé: Registar Lock.

Donc, satisfaite de la rapidité du processus, nous voilà maintenant bloqué à l’administratif. La poste, les bureaux, quelque employé débordé mal payé et surchargé trouvera peut être un de ces jours le temps de répondre favorablement à la demande de déverrouillage. A suivre.

Le site était pourtant prêt en moins de 20h entre le moment de la commande, du paiement, de l’activation, de la création de la base de données, upload du site, configuration des bon répertoires cibles, tout est ok si vite.  Online m’aura encore pris la tête une fois de plus. Une solide cette fois.

Notez qu’en sus j’ai joué de malchance car visiblement hier Online était en maintenance. A la minute où j’achève cet article, leur lien est enfin accessible… pour quelques minutes, parfois oui parfois non, après 24h de néant sur la Toile.

Update 17h : Apparemment il n’y aura pas d’ennui. L’unique difficulté aura été de trouver les bons liens et une fois dans la console les infos pertinentes, vous savez comment c’est…jamais très clair. Un mail de ma part via cette console au service de support a trouvé réponse deux heures plus tard, c’est en cours de déblocage. Cela se traduit par une procédure automatique, un mail de Bookmyname (le Registrar sous-traitant de Free, Online et Dédibox) qui avertit en majuscules que nous allons « perdre le nom de domaine » d’ici au 19 mai si on ne clique par sur un lien pour refuser (mais pas de lien pour accepter plus vite). Au-delà le transfert sera automatique. Migrer un site n’a rien de difficile pour moi, mais encore une fois je pense aux gens pour qui l’informatique et tous ces machins techniques aux noms barbares qui leur refilent une grosse migraine et les laisse sur le carreau du je-n’y-comprends-rien.

Voilà narrée l’histoire d’une migration d’hébergeur pour le nom de domaine et hébergement, au cas où ça servirait à d’autres. Finalement cela se déroule assez vite et bien, si on y passe le temps nécessaire pour fouiller. Comme d’habitude pour tout service commercial quelque soit le domaine du service. Mais il y en a de pires qui vous bloquent à coup de frais de résiliation ou en chemins longs et tortueux, c’est donc une histoire qui finit bien mieux que mille autres que j’ai pu lire sur des forums et des blogs.

Côté technique voir Transférer son nom de domaine et changer hébergeur