Lashon WordPress Langage

Conseils d'un concepteur de sites et Tutoriaux Wordpress

Rapports différents de Google Analytics et revenus Adsense, statistiques décalées

Entrons dans les méandres de Google, et les secrets du décalage entre Google Analytics et Adsense.

Pourquoi, diable, existe-il une si grande différence dans les rapports de statistiques livrés par les revenus Adsense et par Google Analytic ?

Depuis quelques mois, je m’occupe d’un parc informatique de sites Web consacrés aux logiciels Open Source. Quoi de mieux pour un Webdesigner, hum ? A cette occasion, j’ai fabriqué un thème fonctionnel pour ces sites. Nous avons tiré l’illustre Filezilla.fr de son mode vieux site en html vers notre pimpant et adoré CMS WordPress. Si vous avez un site web, vous avez forcément un de ces logiciels client FTP. Soit filezilla.fr (pour PC et Linux), soit cyberduck.fr (pour Mac). Le site sert à livrer de l’information en français sur le logiciel. Et comme il a du succès, l’hébergement coûte cher. Pour financer ça, on y a glissé Adsense et j’ai modernisé le site.

Bilan pour mon client : la fréquentation a triplé. Contente je suis. Comme on parle de milliers de visiteurs, la multiplication prend tout son sens…

Une fois en ligne, après quelques semaines mon client et moi nous asseyons pour observer les diverses statistiques et ce que nous pouvons améliorer. Car ce n’est qu’un début. Le site sera étoffé plus tard. Donc l’optimisation a fonctionné, on a au moins triplé les visites. Même si on enlève large en décomptant les méchants robots, on aura au moins réussi à booster le référencement et doubler le nombre de visites. Les revenus Adsenses ne vont pas doubler pour autant. Ils ont bien-sur augmenté et ils augmenteront encore, mais progressivement. Pourquoi? C’est ce que nous allons voir.

Les outils Google sont devenus incontournables pour tout propriétaire de site Web. Précieux et indispensables, oui, mais l’ergonomie de leurs interfaces laisse à désirer. On s’arrache les cheveux à retrouver l’endroit de ce que l’on cherche. De ce point de vue c’est vraiment mal fichu. Sauf qu’on ne peut pas faire sans. Même en les pratiquant tous les jours, on s’y perd. Mauvais point pour la forme. Pour le fond, peut-on y voir plus clair ? Je vais tenter d’expliquer et aplanir à tête reposée.

Associer Google Analytics et Google Adsense

Je commence par une parenthèse utile. Sachez que vous pouvez associer ces deux services. Concrètement, cela veut dire que vous pouvez voir vos revenus Asenses dans le rapport Analytics. Pour ça, vous devez modifier les codes d’insertions dans vos sites web. Le code de votre site principal ne change pas, seul les autres sites génèrent un code tracking différent à insérer. Voir la vidéo au bas de l’article pour le tuto. Exemple, vous aurez un truc comme ça :


Profil pour http://lashon.fr/ :
Domaine principal
Aucune modification de code n'est nécessaire pour les pages Web associées au domaine principal.
Profils pour http://studiositeweb.com :
studiositeweb.com
Collez ce code en haut de toutes les pages Web de ce domaine qui contiennent des annonces AdSense.

<script type="text/javascript"> window.google_analytics_uacct = "UA-12232825-2"; </script>

Conservez le code de suivi Google Analytics au bas de vos pages.

Mais que vous ayez associé les deux comptes ou non, les statistiques, elles, sont identiques. Et différentes, et ça n’explique toujours pas:

Pourquoi les Stats Adsense et stats Analytics ne correspondent pas

En comparant Adsense et Analytics, on observe systématiquement que les Impressions Adsense sont divisées par 2 (CPM), et que les clics (CPC) sont divisés par 2 ou 3. Donc là, on a beau se refaire un café, le cerveau infuse dans la gélatine.

Prenons un rapport type valable pour une seule journée d’un site fréquenté à dix mille visites journalière. Cela pourrait donner quelque chose comme :
- 13.000 impressions de pages Adsenses, bien qu’Analytics dise 5000 impressions.
- 100 euro de revenus Adsense, bien qu’Analytics prévoit 33 euro
- 40.000 bloc pubs ont été affichés, dixit Adsense, bien qu’Analytics dise seulement la moitié.
- 40.000 boc adsenses ont été vus, bien qu’Analytics prétend le quart de ce chiffre.

Un tel écart de comptage, c’est un peu comme les différences de comptage dans les manifestations françaises. Je ne sais pas qui a raison de la police ou des syndicats, mais la métaphore s’arrête-là. Car dans le cas qui nous occupe, vous verrez que les deux services ont raison tous deux.

Enquête sur les causes possibles

Google déconne est planté

9 fois sur 10 ce ne sera pas le cas, mais ça ne coûte qu’une minute de vérifier l’état des services Google Analytics. Statut de GA à voir ici.

Se souvenir de son cours de Math

Les rapports affichent une différence de 2 à 3. Or on met généralement entre 2 à 3 annonces Adsenses (le max permis est à 3). Alors, tilt ? C’est tout bête et méchamment logique. Il faut partager le nombre d’annonces (1 à 3 max + 3 Blocs thématiques) insérés par page.

Fonction Sites autorisés

Il est primordial de tenir compte de cette fonction. Si vous avez activé la fonction Sites Autorisés dans votre Adsense, simplement penser à autoriser tout nouveau site ajouté. La distraction ne vous sera pas bonne.

Les compteurs n’analysent pas la même chose

C’est le point le plus important. Adsense et Analytics appartiennent au même patron, mais… disons… ne proviennent pas du même niveau social. Leurs valeurs sont différentes. L’un compte tout, démocratiquement et grossièrement. L’autre est aveugle à tout visiteur qui ne génère pas d’argent. Et pour y arriver, Adsense a mis en place des outils de calculs qui trient et éliminent.

- Décalage horaire : Analytics compte entre deux 00h00 (minuits). Adsense entre deux 09h00 (neuf heures). Cela ne cause que de légères différences certes, mais qui viennent s’ajouter aux autres.
- Adsense a des outils pour recalculer après coup et ne conserver que les vrais clics, donc ses stats réelles sont toujours décalées au lendemain
- Analytics intègre tous les clics AdSense, y compris les clics incorrects et les sites non autorisés.
- Analytics tient compte des robots, entendez les moteurs de recherche, donc pas des humains susceptibles de cliquer. Les robots avalent beaucoup du chiffre statistique.
- Analytics compte toutes les pages vues, avec ou sans Module qui bloque les pubs et popups.

Adsense tient compte de AdBlock…. Analytics ne voit pas AdBlock.

Cette différence est gigantesque et peut atteindre la moitié de vos visiteurs réels. L’un des services compte tous les visiteurs, robots inclus, avec ou sans adblock, alors qu’adsense boude ces visites et n’en tient pas compte.

Si mille visiteurs humains et extra-terrestres ont daigné visiter votre site, la proportion de gens munis d’un bloqueur de pub et spams peut effectivement atteindre 50%. A fortiori si la thématique du site visité porte sur l’informatique ou Internet… On a affaire à des gens sensibilisés.

- A l’inverse, si les internautes ont désactivé les cookies dans leur navigateur (plus rare), Adsense va les comptabiliser, mais pas Analytics… Ben oui.

Pour paraphraser, Analytics est un compteur, Adsense une régie publicitaire. La régie publicitaire ne compte pas toutes les pages vues, seulement les pages affichées et réellement vues avec de la pub.

Si on enlève à Analytics les robots et les internautes qui bloquent la pub, on obtient toujours le même rapport: de 2 à 3.
Un compteur de régie publicitaire est censé compter le nombre de clics. Que ce soit Adsense ou OpenX, seul compte le clic.
Par définition un compteur statistiques établit des statistiques sur tout. Google Analytics compte globalement. C’est pourquoi vous devriez au moins enlever votre propre IP du comptage…
A noter que si la régie publicitaire n’est pas performante, son calcul risque de ressembler à la statistique globale de GA.

Au départ, AdSense compte tout également, mais AdSense filtre tous les faux clics… Les autres régies publicitaires peuvent compter encore différemment, car elles fonctionnent surtout à l’affiliation, au double clic, ou au formulaire.
On le voit, Adsense corrige le tir et supprime tous les faux clics: les fausses manip, le même IP à répétition, les clics inférieurs à 2 secondes où le visiteur revient trop vite sur le site, etc. Alors que GA comptera deux clics, Adsense n’en comptera qu’un, voire aucun.

Statistiques des Régies publicitaires et compteurs des hébergeurs

J’espère que mes explications éclaircissent un peu le sujet et pourquoi l’on observe toutes ces énormes différences entre les compteurs d’autres régies de publicité aussi importantes que OpenX, Zanox, Affilinet, Tradedoubler et Adsense, d’un compteur de statistiques comme Analytics, Piwik et Xiti. De la même manière, pour ces régies-là aussi vous verrez que rien ne ressemble…. les stats de votre hébergeur ne correspondent pas à Analytics, ni à Adsense, ni à celles de Piwik ou Xiti. Ne vous laissez pas démonter, c’est normal. Retenez que la vérité se trouve au milieu. :)

Décidément, pas moyen d’avoir un compteur fiable qui me dise qui vient, combien, pourquoi et sur quoi ils cliquent ? Bien sûr que si.

Je veux des statistiques fiables !

Il faudra utiliser… Google Analytics. Et ou Piwik. Un GA précisément bien configuré. Je reconnais que le temps requis pour configurer efficacement est affreusement long. Des journées, des semaines… Et vous savez quoi ? C’est toujours comme ça avec Internet et les sites Web.

Un site Web performant requiert du temps, de l’argent, des soins constants, et cela ne s’arrête jamais. Surtout si son utilisation ou son objectif est professionnel.

On peut y passer la journée. Puis des semaines encore pour analyser. C’est ainsi que les grosses sociétés salarient des informaticiens à plein temps pour s’occuper de leurs sites Web. Car construire un site Web n’est que la moitié du chemin. Après sa réalisation, le site Web devient un outil de marketing à analyser sans cesse pour affiner le tir, un outil de campagne pub, un outil de statistiques. Sans parler de la rédaction de contenus… Toujours un outil, jamais une fin en soi inerte. Un site Web est aussi un outil capricieux, une vraie diva d’opéra à mécanique fine. Plus on lui demande, plus il vous demande. Plus un site Web a du succès, plus il coûte cher (en hébergement et en maintenance), mais plus il est potentiellement rentable.

Il faudra aussi mettre en place un fichier robots.txt à la racine de votre site. Ce fichier sert à filtrer qui a le de droit d’indexer vos pages (et donc entrer dans le calcul des statistiques). A noter que dans le cas d’un réseau multisites, on est contraint de paramétrer pour l’ensemble du parc, ce qui peut poser un problème. Si vous ne savez pas comment faire, utilisez Google Outils Webmaster pour vous aider. Ne vous trompez pas sous peine de rende invisible votre site aux moteurs de recherche…

Bref, si vous avez réellement besoin d’une statistique fine, il vous faudra créer dans Analytics des rapports personnalisés, des objectifs, des critères précis qui permettront de traquer exactement ce que vous voulez. Que ce soit des téléchargements, une stat pour une page vue, des IP précises, quelle bannière pub a le plus de succès.

Google Analytics Gestion

Quelques petites choses très utiles à savoir avant de commencer.

- Adresse Gmail et Email: Cela me paraissait évident jusqu’à ce que je découvre que non. On peut avoir un compte ou service de Google sans avoir une adresse mail de Google (Gmail). Cela paraît bien, en pratique ça complique tout. Donc créez-vous une adresse Gmail si vous utilisez quoi que ce soit chez Google.

- Plusieurs Gmail et plusieurs comptes Google : ça paraît bien, sauf qu’on ne peut pas tout synchoniser ensuite. On ne peut avoir qu’un seul compte Adsense. Et on ne peut associer un compte Adsense avec Analytics que si les deux sont sur le même compte, ou si vous avez permis l’accès en administrateur à votre Gmail.

- Plusieurs profils dans Google Analytics. Là, le problème est pour le moment insoluble. Google ne permet pas d’importer ou modifier sans perdre les données. On ne peut pas associer plusieurs profils à un seul Adsense. Un profil peut gérer plein de sites, mais un seul profil par Adsense. Donc ne creez pas des tas de profils sans quoi ce sera inutilisable pour associer plus tard. Dans GA, laissez un seul profil avec tous vos sites.

Rentabilité

Adsense est intéressant à partir de quelques centaines de visiteurs par jour.

Calculez si le temps requis pour configurer les outils de statistiques plus fines est vraiment rentable. Sinon à quoi bon ? Quitte à surveiller quelque chose, c’est surtout l’impact des endroits d’insertion des annonces Adsense qui sera vital à analyser. Faites des tests de semaine en semaine en traquant ceux-ci.

Adsense, pour aller plus loin. C’est quoi CPM et CPC ?

Pour l’abc d’Adsense, vous avez de nombreuses rubriques d’aide dans votre console. Pour les grands débutants, je suggère aussi de faire un tour sur la page tutorielle adsense récapitulative de Webrankinfo.

Attention : On peut insérer 3 annonces Adsenses plus trois annonces de type Bloc Thématique (à choisir dans le menu déroulant, en bas du menu). Sachez que les bloc thématique sont comptabilisés à partir de deux clics. C’est donc seulement en complément qu’on les utilisera.

CPM = le Coût par Mille. Un CPM de 10 euros traduit que le publicitaire vous paie 10 euros chaque fois que son encart pub s’est vu affiché 1000 fois sur une page web.
CTR = Nombre de clic
CPC = Coût Par Clic. L’annonceur paie seulement si quelqu’un clique sur son encart pub. Difficile à prévoir puisqu’il faut calculer le rapport entre les deux. Mettons que l’encart pub Adsense s’affiche 1000 fois, et admettons que ce millier d’affichages séduise 100 internautes qui vont cliquer chacun sur une pub. Donc 1000 affichages, mais seulement 100 clics au final. L’annonceur paie uniquement pour ces 100 clics.

Plus d’explications sur ce calcul dans le blog officiel: Identifier et prévenir les fluctuations de vos revenus
Normalement, l’augmentation du nombre de visiteurs va provoquer au minimum une augmentation du nombre d’impression (CPM). On peut difficilement prévoir un revenu, mais on peut moins espérer que plus vous avez de visiteurs, réels, plus vous aurez de CPM.

Adsenses et pubs sur lashon.fr

Cet article est l’occasion de vous annoncer que j’ai décidé de mettre de la pub sur lashon.fr. Durant deux ans je l’ai soigneusement évité. Mais les habitués auront remarqué que depuis un an je poste peu par ici, un article tous les deux mois, et encore… C’est l’histoire du cordonnier le plus mal chaussé. Ce que je regrette. J’aimerais pouvoir m’y consacrer d’avantage et faire profiter la communauté. Or je travaille énormément à fabriquer des sites, et j’aime à amasser le travail comme un écureuil. Mon agenda est toujours plein, 6 jours sur 7. Ce dont je ne me plains évidemment pas puisque je fais tout pour. Les temps sont difficiles, il faut être prévoyant.

Si je veux pouvoir recommencer à bloguer, je dois prendre en partie sur mon temps de travail, donc sur mes revenus. La seule possibilité est de compenser (un peu) par quelques revenus pubs. J’ai donc supprimé mon vieux compte Adsense qui servait ailleurs, et en ai ouvert un nouveau. Dans quelques jours vous verrez donc apparaitre des trucs étranges.:)

A noter que toute pub ici ne provient pas de Google. J’ai surtout inséré des bannières de bons produits en rapport avec la thématique des sites Internet, des produits liés à WordPress que j’utilise moi-même. Des thèmes WordPress, des plugins premiums, et mes hébergeurs. De l’utile en somme. Merci de votre compréhension.

Rendez-vous sur la page suivante pour la documentation et des vidéos.

Posté dans Journal Internet | Marqué , , , , | 2 Commentaires

WordPress est presque dans Star Wars, et Volswagen n’est pas écolo !

C’est ici que tous les technos qui sont à la fois geeks, fans de Star Wars, de WordPress ET écolos se trahissent. Du coup ça en devient carrément emblématique avec mes marottes comme mes opinions. C’est tout ce qui fait Lashon.fr. Je suis tombée là-dessus un peu partout sur la toile, puis chez Korben. Alors fallait partager, ça me démangeait. Et vous ?
Vu que les logos de Volkswagen et WordPress se ressemblent, je souris comme une môme. C’est de toute façon une bonne tranche de rire et pour une bonne cause.

WordPress est dans Star Wars, même doublement... :)

Plus sérieusement, le sujet c’est :

Manifeste de la Rébellion

Notre planète – la Terre – est en danger. Volkswagen s’oppose à deux lois européennes stratégiques pour la protection du climat : la revalorisation de l’objectif de réduction des émissions, et l’adoption de normes plus strictes en matière de performance énergétique des véhicules. Sans ces mesures, la Terre connaîtra le même sort que la planète Aldérande : elle sera détruite par l’Étoile Noire. Mais tout n’est pas perdu. Nous sentons que la force accompagne Volkswagen.

Nous, membres de l’Alliance rebelle, appelons Volkswagen à s’éloigner du côté obscur.

Pour donner une chance de survie à notre planète, Volkswagen doit : lire la suite sur la campagne de chez Greenpeace : http://vwdarkside.com/fr

Dépêchez-vous de les regarder, car Lukas Film a déposé plainte. Dommage, c’est trop drôle.

Détournez Volkswagen du côté obscur

VW: The Dark Side Episode II

 

 

Posté dans Journal Internet | Marqué , , | 5 Commentaires

Concours pour codeurs en php

Si vous êtes développeur, si vous créez d’astucieuses fonctions en PHP, mon hébergeur Westhost lance un concours du meilleur code PHP ou le plus créatif.

Prix à gagner : un Laptop ou Zend Optimiser ou de bons livres de programmation.

Concours du meilleur code PHP chez Westhost

Il suffit de renseigner son nom, email et coller sa fonction PHP sous licence GPL.

Vous avez jusqu’au 15 mars 2011.

Pour concourir c’est ici.

Bonne chance !

Posté dans Journal Internet | Marqué , , | Dire quelque chose

Hébergeur Amen et WordPress : la galère

Publicité mensongère : "Amen, keep it simple!"

Dans la série de  l’hébergement de sites web, passons maintenant à une petite revue de quelques hébergeurs.

Je ne puis résister au besoin de vous partager ma colère contre l’hébergeur Amen.

Il y a deux semaines, une cliente m’a chargée de passer à niveau son blog sous WordPress qui en était encore à la version … 2.6. Si, ça existe encore :) .  Ma cliente travaille beaucoup, elle n’a ni le temps ni les compétences pour s’en occuper. Puis c’était l’occasion de relooker son site. Lorsque j’accède à son espace client chez Amen, une sale surprise : rien n’est à jour. Son hébergement est en PHP 4, en MySQL 4, et WordPress en 2.6. Or pour faire fonctionner WordPress il faut PHP 5 et MYSQL 5. Et on en est à 3.0.4 pour WP. Vous me lisez et ça ne vous fait pas encore sursauter. Car vous vous dites peut être un peu distraitement que peut être ma cliente n’a pas bien configuré son blog ni mis à jour. Pas du tout! Elle l’a acheté en juin 2010.

En juin 2010 donc, Amen n’offrait à ses clients qu’un WordPress par défaut qui date de deux ans et de toutes aussi vielles versions du langage PHP et SQL pour le langage dynamique et les bases de donnés dont a besoin tout site dynamique, quel que soit le CMS utilisé.  Et ça ne s’arrête pas là. Ma cliente, appelons-la Suzanne, est une propriétaire lambda en matière de site web. Elle veut un blog pour son activité professionnelle, elle se prend un hébergeur, et elle clique sur ce que proprose Amen. Ben oui, normal, « Suzanne » est toute contente de sa décision et elle a confiance. Lorsqu’elle se connecte dans son espace clients, Suzanne suit la navigation proposée car elle découvre seulement à ce moment-là l’univers de hébergement web. Mais la navigation proposée va évidemment dans le sens d’une installation automatique de WordPress, comme chez bien d’autres hébergeurs d’ailleurs.  Je ne puis pas vous dire si elle avait d’autres choix.

Je dois mettre à jour son WordPress. Oui mais ce n’était pas possible et compliqué. L’interface chez Amen est lapidaire. Autant vous dire que j’ai tourné en boucle dans les possibilités de modifier quoi que ce soit. Quasi le néant. Je fais part de mes découvertes à Suzanne, lui fait le topo sur son adorable hébergement qu’elle paie cher pour un service qui ne lui rend aucun service. Nous décidons de migrer ailleurs. De Amen à PhpNux. Pourquoi ? Parce que c’est fiable, parce que ma cliente est néophyte et a donc surtout besoin de la disponibilité d’un bon support, et enfin parce qu’elle y gagnait les mois perdus de son hébergement.

Je me mets au travail. Très vite tout est installé chez son nouvel hébergeur avec un WordPress tout pimpant, ses articles migrés, un design créé sur mesure. Suzanne me félicite pour ma rapidité et attend fébrilement le transfert de son nom de domaine. Oui, mais. Et là si vous ne sursautez pas, c’est que vous êtes en manque de sommeil :

1) La procédure de transfert sortant du nom de domaine nous parvient par mail : elle  doit être validée en cliquant sur un lien de confirmation dans l’espace client. Et ce lien n’existe pas. Suzanne fouille son espace clients une heure durant. Puis elle se décide à m’écrire pour me dire qu’elle se sent bête car elle ne trouve pas. J’y vais et je constate que ce lien n’existe pas. Amen s’est fichu de la poire de Suzanne.

Autrement dit, légalement ils nous disent que vous pouvons, mais concrètement nous sommes bloqués puisque rien ne permet de valider la demande.

Évidemment, pas de réponse du support. Notez qu’il n’y a pas eu de réaction non plus à une précédente question posée une semaine plus tôt.

Nous sommes passés aux menaces légales en leur rappelant qu’ils n’étaient pas propriétaires nom de domaine.Car oui, le Whois est clair, heureusement le nom appartient bien à ma cliente et non à Amen. Il leur a fallu une semaine pour répondre aux demandes de support et seulement à une seule question : celle du domaine, suite aux menaces, avec pour toute réponse : votre transfert a été accepté.

Bien sûr, en attendant le déblocage, j’ai modifié les DNS pour forcer au moins l’accès du site et en assurer la migration effective. Procédure simple pour moi normalement. Pourtant, même ça ne fut pas une partie de plaisir. Rien n’est clair dans l’interface client de Amen. Mais alors rien. Et moi j’en parcoure des dizaines, j’ai l’habitude.

Par ailleurs, pour sauvegarder son blog il m’a fallu employer quelques ruses techniques. On peut accéder par FTP mais pas sauvegarder la base de données. Du moins pas directement. Bref, pour l’utilisateur normal, tout cela est bien décourageant et complexe.

En résumé nous avons ici un hébergeur qui offre un WordPress pré-installé mais pas viable. Une procédure de transfert occulte et découragée voire illégale (devoir cliquer sur un lien qui n’existe pas). Une interface compliquée avec des étrangetés pour modifier les DNS ou quoi que ce soit. L’impossibilité de télécharger ses fichiers par FTP via l’interface. Un support absent. Pour un prix peu compétitif.

Je vous laisse tirer les conclusions vous-même.

Posté dans Journal Internet | Marqué , , | 21 Commentaires

Dossier hébergeurs (6) : Le meilleur hébergeur pour WordPress?

Sommaire du dossier

Partie I – Les plans d’hébergement de sites web et blogs

  1. Introduction – quelques définitions
  2. La politique de sur-utilisation
  3. Le « tout illimité » en mutualisé
  4. Financer son abonnement par la pub
  5. Suspension du service pour défaut de paiement
  6. Les packs mutualisés
  7. Attention aux revendeurs
  8. un seul interlocuteur pour tout
  9. Points à vérifier
  10. Quelle formule choisir?
  11. En cas de litige et prévention

Partie II – Registars et noms de domaine

Partie III – Conclusion et Un hébergeur pour WordPress

Partie III – Conclusion : A la recherche d’un hébergeur pour WordPress

A la recherche de la perle rare

(Modification-ajout le 26 janvier au bas de l’article)

Ce dossier a généré 5 articles pour parcourir modestement quelques considérations sur les hébergeurs. Que conclure ? Chacun décidera suivant ses besoins et sa lecture de l’ensemble. Je ne vais me répéter, il y a différents sites web qui vont déterminer notre choix, différents projets déjà esquissés dans Dossier Hébergeurs (4) : Checklist avant d’acheter un hébergement. Mais quels sont les besoins spécifiques de WordPress ? Y-a-t-il un hébergeur plus judicieux qu’un autre ? Là encore, tout dépend de vos objectifs. Il n’empêche qu’il y a certains points vraiment nécessaires ou certains hébergements qui peuvent optimiser notre utilisation de WordPress.

Enfin, il y a un forum sur les arnaques du web où on peut glaner quelques informations. Vous trouverez également des avis dans la revue Hébergement-Web (lien par exemple sur Infomaniak, plutôt bons).

Le minimum requis

PHP version 5

MySQL version 5

32 MB mémoire scripts

Le mod_rewrite Apache module

Qu’en dit la documentation officielle de WordPress ? Ils nous proposent une liste d’hébergeurs américains dans WordPress Web Hosting. Est-ce parce que la société Automatic qui pousse WP est aux États-Unis ? Certainement, mais il y a d’autres raisons ou d’autres leçons à tirer de cette courte liste: BlueHost, DreamHost, MediaTemple et Laughing Squid.

Le point commun de ces hébergeurs est d’offrir les minimas requis cités ci-dessus et mis à jour : PHP 5.2, mais aussi d’offrir un CPanel et une large bande passante comme beaucoup d’espace disque, voire « illimité » (lire l’article 2 à ce sujet, le Addon Domain et un IP unique. Bref, souvent plus, mieux, que ce qu’offrent bien des hébergeurs français pour le même prix voire plus cher. Les prix américains tournent autour de 4 euro/mois selon les compagnies et le cours du dollar pour nous, sauf MediaTemple, plus cher.

La charge ou la limite mémoire.

Un Blog sous WordPress de taille modeste, comme le mien, tourne à 22 MB. Le minimum théorique requis est de 32MB. Oui mais voilà, tout dépend de ce que vous allez faire avec WP. Un blog modeste ou de taille moyenne peut se contenter d’un petit hébergement (pack minimum). Ce que je vous conseille d’ailleurs si vous débutez. Vous passerez au plan supérieur plus tard.

Si votre blog prend de l’ampleur en taille et rencontre un gros succès, il faudra passer au pack supérieur ou migrer ailleurs.  Même remarque si vous êtes un gros consommateur de plugins. Il faudra aussi penser à optimiser votre site. Certains s’en sortent en installant un système de cache et en plaçant un fichier php.ini pour augmenter la mémoire. Mais généralement, il faudra déjà compter 128 MB.

Si vous projetez de faire du communautaire avec Buddypress par exemple, vous n’avez pas le choix. Rien que pour le faire tourner vous avez besoin de 256 MB. Là il n’est plus suffisant d’acheter un hébergement d’un simple clic, écrivez, demandez une information technique avant d’acheter. Renseignez-vous surtout. Quoi qu’il en soit, ne gérez pas Buddypres sur un mutualisé. Vous n’aurez aucun souci pour l’installer, mais dès qu’il attirera des visiteurs vous ferez sauter le verrou de votre charge et votre hébergeur vous tapera sur les doigts, vous contraignant à migrer vers le haut.

si vous avez besoin d’une vraie plateforme de blogs, il vous faudra sortir du mutualisé et prendre un serveur dédié d’au moins 1G de Ram.

Comme vous voyez, tout dépend de vos besoins en matière de projet Web, bien plus qu’une formule magique. J’ai pour habitude de conseiller mes clients en fonction de leurs besoins et non pas d’une une réponse unique, ni encore de renseigner le mien. Il ne sert à rien de vous offrir un gros hébergement ou ‘pack pro’ pour accueillir deux petits blogs wordpress vitrine ou modestes. Comme il n’est pas très judicieux de miroiter les américains si vous ne connaissez pas un mot d’anglais. Puis, il y a la question du bon support et de son prix (beaucoup sont payants ou injoignables par téléphone ou chat, vérifiez avant d’acheter).

Un support efficace est votre clé de voûte si vous êtes néophyte en informatique et sous WP. En revanche, un hébergeur n’est nullement tenu de vous aider à installer WP ou quoi que ce soit, mais seulement de vous apporter une aide concernant l’accès à votre hébergement.Néanmoins certains techniciens ou certains hébergeurs sont plus conciliants à ce sujet. Parmi nos blogueurs actifs de la communauté francophone de WP, Li-An tient une revue des plugins et en est un gros consommateur. Il témoigne d’un support soutenu chez O2switch concernant ses essais qui n’ont pourtant rien à voir avec l’hébergement. Pareil pour Lise (liseweb.fr) qui est passé de 1&1 à o2switch avec beaucoup de support. Julie (imelia.fr), nous dit avoir toujours reçu une rapide réponse chez PhpNux. J’ai reçu chez eux moi-même une réponse systématique à mes questions au plus tard le lendemain sous forme de ticket de support. Pedromino a quitté furieux OVH pour Bluehost. Alors que Fran6art est toujours resté chez OVH, changeant seulement de pack. Parlant de OVH, si leurs guides en ligne sont intéressants, leur support fait l’objet d’un consensus négatif ou « sans rapport ». Pour 1&1 c’est la loterie. Personnellement j’ai toujours reçu une réponse par téléphone (hotline gratuite), il semble que ça dépende de sur qui vous tombez. Les cris de colère contre 1&1 sur la Toile ne manquent pas, mais ils concernent plus l’aspect commercial que l’aspect technique. Chez Amen, j’ai envoyé 5 demandes différentes sous forme de tickets de support qui n’ont à ce jour  jamais reçu de réponse (plus d’une semaine). Je ne vais pas poursuivre la liste car je vous laisse la parole et d’autres articles viendront relayer cette question.

Le Mod_Rewrite aussi est important, si pas essentiel.

Chez 1&1 par exemple, Apache est interprété en cgi. Tout ne sera pas possible pour des réglages fins  ou très élaborés dans le .htaccess. Donc pas de problème pour régler des solutions antispams, la protection de vos dossiers ou le vol de vos flux, PHP5 et ce genre de grandes lignes. Mais vous ne pourrez pas tout régler. Par exemple la compression devra se faire avec d’autres codes ou passer par un php.ini.Cela ne pose aucun ennui aux néophytes qui ne programmeront rien à ce niveau.

Plus largement, tout dépend de ce qui est paramétré par l’hébergeur sur le serveur mutualisé. Informations jamais livrées, évidemment, sinon de s’en rendre compte à l’usage. Mais c’est une des bonnes raisons qui me font priser tout hébergeur qui offre un Cpannel, donc le choix de régler moi-même ce que je veux. L’alternative est Plesk. Ces panneaux permettent de généraliser les approches à ce niveau. Encore faut-il qu’ils ne soient pas bridés par votre hébergeur. Pour les néophytes et les utilisateurs lambdas ça ne change rien, mais si vous êtes plus exigeant et plus codeur, c’est frustrant. Par exemple chez Maven, bien qu’offrant un Cpannel, certaines fonctions ne sont pas accessibles, il faut écrire au technicien pour qu’il les active.

Personnellement je ne peux plus me passer de la simplicité d’un Cpannel et de ses possibilités de configuration. Les autres types d’interface plaisent aux débutants car expressément simplifiées. Mais du coup il faut chaque fois apprendre ou s’habituer aux manies du panneau de son hébergeur si vous en changez. OVH est le plus emmer… des panneaux, avec PHPNux. Absolument pas logique, mais là je déborde dans l’appréciation subjective. Chez Amen on se fiche presque illégalement du client. Chez 1&1 il y a une FAQ et l’interface est logique. Mais limitée. Il y en a d’autres, c’est sans fin.

Enfin, petit rappel, choisissez un hébergement Linux (Apache)….

100TB.com

Un dédié chez 100TB.com ?

Si vous savez plus ou moins ou vous allez avec votre projet Web, réfléchissez bien à la nature de celui-ci. Choisir entre votre portefeuille et le plus robuste. La fiabilité et la solidité se paient. Choisir un hébergement mutualisé, un serveur Cloud, un VPS (serveur virtuel) ou un serveur dédié. Souvent, il vaut beaucoup mieux prendre un Cloud ou un serveur virtuel plutôt qu’un gros pack mutualisé par exemple. Avec le Cloud vous pouvez acheter des « parts », autant de noeuds que nécessaire en fonction de vos besoin en charge. C’est modifiable à volonté par vous-même et vous ne payez que ce que vous consommez. Idéal pour de un à une dizaine de blogs à succès.  Si vous avez plein de petits blogs en multisites, un bon mutualisé ne posera aucun souci. Mais un multisites de gros espaces web bien fréquentés exigent au minimum un bon (et vrai) virtuel (VPS).

vps.net

Un Cloud chez VPS.NET ? ~15 EUR/mois

Une erreur commune et courante : ne compensez pas votre trop petit hébergement par un cache et des scripts. D’accord, cela vous évitera la coupure de sanction, mais pas son accessibilité et sa rapidité. Un blog qui a besoin de 16 secondes pour afficher chaque page vous fait perdre la moitié de vos visiteurs potentiels et oblige votre WP à une vie d’équilibriste.

Plusieurs sites sur un seul hébergement : Tous les hébergeurs mutualisés ne le permettent pas. Pourtant c’est la base… Vous devriez pouvoir installer une vingtaine de sites sur un seul gros pack, si vous n’excédez pas 100 GB. Dès que vous recevrez quelques milliers de visiteurs par jour, vous aurez besoin d’un Cloud avec 6-8 noeuds ou un serveur virtuel. Un dédié sera nécessaire au-delà de 50.000 visiteurs par jour et ou plus de 20 sites actifs.

Piqure de rappel : ne cliquez jamais sur l’auto-installation de WordPress dans votre hébergement. D’abord, ces installations automatiques n’offrent généralement qu’une version non mise à jour du CMS proposé. Ensuite, vous ne pourrez quasi rien paramétrer ni récupérer. A ce compte-là vous n’avez pas besoin d’un hébergeur, ouvrez un blog gratuit chez wordpress.com.

De bons hébergements pour WordPress

Donc nous avons BlueHost, DreamHost, MediaTemple et Laughing Squid proposés par WP. Il y en a évidemment beaucoup d’autres possibles. Notamment WESTHOST, mon hébergeur. Il est plébiscité par un développeur que nous connaissons bien : Joost de Valk, auteur des fameux plugins WordPress Seo, Google Analytics notamment. Pour ceux qui désirent en savoir plus, lisez son article Best WordPress Hosting. Il nous explique en substance qu’il a longtemps été hébergé chez Westhost pour son adéquation parfaite à WordPress. J’ai suivi sa voie et ne le regrette pas. Puis ses besoins se sont décuplés suite au très large succès de son blog (2000 visiteurs/jour). L’hébergement mutualisé ne lui convenait plus, mais il ne souhaitait pas se coltiner l’administration d’un dédié. Entre les deux donc, il avait besoin d’un Cloud. Un Cloud a ceci d’avantageux que vous achetez uniquement selon vos besoins, mois par mois. Il est alors passé chez VPS.NET, qui appartient à la même société que Westhost (UK2 groups). Autrement dit, pour des besoins normaux et si vous vous débrouillez en anglais, prenez Westhost, pour de plus larges nécessité, voyez vps.net.

westhost

WESTHOST.COM, un excellent mutualisé

Mon témoignage personnel est simple : j’y héberge déjà plusieurs sites web sur WordPress. Pour mon blog lashon.fr, je l’ai enfin migré ce matin de 1&1 à Westhost. Aucune modification compliquée à paramétrer. Le mod_rewrite étant supporté par défaut, et la version de PHP 5 est 5.3.3, donc bien à jour. Je suis à 8% de mémoire script sur mon hébergement Business qui compte déjà plus de 5 sites. Rien à modifier dans le .htaccess ou php.ini pour désactiver des anciennes fonctions comme le safe_mode ou augmenter la mémoire ou optimiser ceci et cela comme il faut le faire chez pratiquement tous les hébergeurs. Le bonheur que tout fonctionne bien sans chipotage. Depuis le début tout s’est toujours déroulé sans anicroche. Depuis l’achat, disponible en quelques minutes, au paramétrage général et une bonne surprise : un support efficace.

Le support chez Westhost :

Juste après mon achat je me souviens avoir envoyé un mail vague pour une question d’ordre général. Ce n’était pas franchement important, j’ai pourtant reçu une réponse dans les heures qui ont suivies. Aujourd’hui, j’ai un peu trop joué de mon fichier hosts pour les DNS à modifier lors de cette migration et j’ai laissé malencontreusement mon logiciel FTP tourner à cause d’un coup de téléphone impromptu (mais avec les anciennes données). Résultat, plus aucun accès à mes sites ni au cPannel. Je me connecte alors au chat de support, quelqu’un me répond immédiatement (Kyler). Il me dit qu’il est désolé, me demande quelque minutes pour aller voir et m’explique ce qui s’est passé: par sécurité, Westhost bloque les tentatives erronées de connexion FTP. Je suis ravie d’apprendre ça. C’est une excellente mesure de sécurité. Il me demande donc de donner un mot de passe pour m’authentifier et hop en cinq minutes de support ma situation était débloquée. C’était clairement mon erreur, mon logiciel FTP demandait en boucle de mauvaises IP pendant que je bavardais au téléphone. Simple oubli. Sauf que chez un autre hébergeur, le blocage aurait eut lieu et mes sites seraient demeurés inaccessibles sans aucune explication durant des heures ou jusqu’à ce que je paie une hotline. Je vous rappelle que nous sommes dimanche et que pour eux il était tôt le matin. J’ai d’ailleurs reçu plus tard également un mail suite à mon ticket de support envoyé juste avant le Chat pour savoir si tout était résolu pour moi. On verra à l’usage bien entendu, mais si Joost de Valk, développeur, n’a jamais eu lui-même de souci, j’ai bon espoir que ma satisfaction soit pérenne.

PHPNUX, un autre bon mutualisé

Et en France ? Et ailleurs ? J’ai déjà présenté quelques hébergeurs, leurs avantages et inconvénients. Puis, sur ce point je ne vais pas monologuer. Je vous ai partagé aujourd’hui ma trouvaille et ma satisfaction, le reste vous appartient. A vous de lire le reste du dossier pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Ceci dit, pensez aussi aux autres pays francophones européens.

Il y aura une suite à ce dossier sous forme d’une revue d’articles relatant quelques-unes de mes expériences vécues lors de mes passages et interventions pour des clients chez leur hébergeur. Dans ce cadre, je vous propose également de partager vos témoignages. Soit sous forme de commentaires ci-dessous, soit en m’envoyant un mail pour que je le publie sous forme d’article si c’est plus long. Non anonyme svp.

O2SWITCH, un mutualisé à la (bonne) sauce américaine

Le prochain article vous parlera de Amen. Nous n’avons pas le droit (loi) de dire certaines choses comme on les pense. Le mot le plus gentil concernant Amen est le mot fuir. J’essaierai donc de trouver un peu de temps pour vous narrer ce qui pour moi est invraisemblable et catastrophique chez eux comme chez d’autres hébergeurs où je suis passée.

1and1

1and1, un mutualisé honnête si on cherche de petits prix pour de petits blogs.

Le groupe UK2 offre un bel éventail de bons produits

UK2 Dedicated Servers

UK2, pour un serveur dédié ?

Plugins utiles

Un dernier point : si vous pensez migrer ailleurs, testez vos besoins en commençant par analyser votre site actuel.

WP-Memory-Usage vous donnera le minimum vital d’informations dans votre tableau de bord. Par exemple ma configuration :

  • PHP Version : 5.3.4 / 32Bit OS
  • Memory limit : 256 MByte
  • Memory usage : 21.7 MByte
  • 8% du total disponible.

TCP Memory Usage offre un pannel complet de l’ensemble de votre configuration PHP.
ServerBuddy : outil complet pour analyser les erreurs et la configuration par défaut chez votre hébergeur.
DB Optimizer : vraiment utile pour les débutants. Simpliste et efficace, il suffit de cliquer sur un lien dans votre tableau de bord (dans l’onglet Outils) pour optimiser votre base de données afin de lui redonner un peu de place et cohérence.
Diagnosis affiche quelques informations de base également.

P.S. : maintenant que je suis chez un hébergeur digne de ce nom, il m’indique obligeamment la fonction dépréciée de WP

PHP Deprecated: Function set_magic_quotes_runtime() is deprecated in /public_html/lashon.fr/wp-settings.php on line 27

le Magic Quotes est bien sûr non actif, mais WP continue de nous le fourguer, pas bien ça :)

Note importante : cas de création d’un site privé / Intranet / fichiers protégés

Il y a quand même un détail important à considérer lors du choix de votre hébergeur. Si vous commandez à un concepteur de site ou réalisez vous-même un blog qui doit contenir de nombreuses parties privées avec protection de dossiers, il faut pouvoir gérer techniquement comme on veut le mod_rewrite.Sinon, mission soit impossible soit trop ardue. Avec WP du moins. Aussi, avant d’acheter votre pack, demandez d’abord à votre futur désigner son adéquation à votre projet web. Si vous le faites seul, sachez que les hébergeurs gratuits et tous ceux qui ne permettent pas une gestion transparente du mod_rewrite vous contraindra dans la réalisation de celui-ci. Par exemple, protéger des documents PDF privés sur un hébergeur gratuit est irréalisable dès lors que l’on en connait les liens ou que l’on passe derrière un utilisateur qui vient de se connecter. Rassurez-vous, tous les vrais hébergeurs ne vous empècheront pas, sauf si vous utilisez une installation automatique de WordPress, quel que soit l’hébergeur.

Résumé : pour un blog privé, pas d’hébergeur gratuit ni installation automatique de votre CMS préféré.

Posté dans Journal Internet | Marqué , , , | 29 Commentaires

Dossier Hébergeurs (5) : Où acheter ses noms de domaine ?

Cet article fait suite à  Hébergeurs et Noms de domaine: bien choisir et s’en protéger (4)

PARTIE II – OÙ ACHETER SES NOMS DE DOMAINE

Nom de domaine hors pack d’hébergement

terrain a batir

Construisez votre site sur le NDD, pas l'inverse. Laissez-le indépendant.

Le nom de domaine (NDD), c’est votre réelle propriété. Le terrain à bâtir pour votre site. L’hébergement peut varier cent fois, le nom de domaine, lui, reste fixe.

Sommaire du dossier

Partie I – Les plans d’hébergement de sites web et blogs

  1. Introduction – quelques définitions
  2. La politique de sur-utilisation
  3. Le « tout illimité » en mutualisé
  4. Financer son abonnement par la pub
  5. Suspension du service pour défaut de paiement
  6. Les packs mutualisés
  7. Attention aux revendeurs
  8. un seul interlocuteur pour tout
  9. Points à vérifier
  10. Quelle formule choisir?
  11. En cas de litige et prévention

Partie II – Registars et noms de domaine
Partie III – Conclusion et Un hébergeur pour WordPress

CONSEIL : NE JAMAIS ACHETER VOTRE NOM DE DOMAINE CHEZ VOTRE HÉBERGEUR.

(le soulignage en rouge est demandé par Aphrodite, un des commentateurs de ce blog, j’acquiesce car il a raison, c’est très important)

Un nom de domaine est votre propriété. On ne peut d’ailleurs pas modifier le nom du propriétaire sans l’accord de celui-ci et c’est un service payant (une trentaine d’euro). Donc faire attention au moment de l’enregistrement. La société mandatée pour l’enregistrement d’un nom de domaine s’appelle un Registrar. La plupart des hébergeurs sont aussi des Registrars, mais pas toujours. L’hébergement de votre site web est donc une opération totalement indépendante de l’enregistrement de votre nom de domaine. Mais pour des raisons commerciales, les hébergeurs vous proposent de vous enregistrer au passage. Ce n’est pas obligatoire et plutôt déconseillé.

Je sais, c’est facile et alléchant, mais ne profitez pas d’un pack tout compris, hébergement + nom de domaine. Si le pack vous en offre un, ajoutez-le plus tard. Utilisez-le par exemple pour réserver une autre extension de votre NDD (nom de domaine). Exemple : monsite.com est votre domaine principal, prenez dans votre pack un monsite.net. Une adresse que vous n’utilisez pas, mais qui protège votre nom pour une autre extension.

Car il faut tenir compte d’un éventuel litige avec votre hébergeur ou d’un déménagement vers un autre hébergeur. Certains n’hésitant pas à totalement bloquer votre site et sans avertissement. Parfois c’est pour un petit défaut de paiement pour l’un de vos services qui se répercute sur l’ensemble de vos services. Ou pire, votre site est populaire, il consomme donc beaucoup. Sur un hébergement mutualisé ça revient trop « cher » à l’hébergeur. Aussi il va tenter de vous obliger à prendre un plan supérieur, parfois tellement supérieur que c’en est risible. Et quand vous ne pourrez plus avoir accès à votre interface pour régler la situation ou sauvegarder votre base de données pour aller migrer ailleurs, il sera trop tard. Donc… soyez prévoyants. Ou soyez absolument certain de ce que vous faites avec votre site. Autrement dit, pour la majorité d’entre vous ce ne sera pas possible.

Tenir compte aussi, simplement, de votre besoin ou envie de changer d’hébergeur. Si votre nom de domaine est compris dans le pack, vous serez obligé d’effectuer un transfert. Ce peut être long et pas facile pour un néophyte. Pas seulement pour un néophyte. Quand je dois effectuer un transfert pour un client, je dois toujours relancer la procédure, vérifier, causer avec un technicien, ça ne se passe jamais simplement. Alors que si votre nom est réservé ailleurs, il suffira, en tous temps, d’indiquer l’adresse de votre hébergeur à celui-ci. Dans le jargon technique, on parle de renseigner les DNS de l’hébergeur. Et ceci n’est pas compliqué, bien moins que se coltiner un transfert.

Par ailleurs, quand vous réservez un nom de domaine chez votre hébergeur, en fait vous leur confiez la gestion technique (sans qu’il y a ait gestion pour autant) et parfois plus. Chez certains, il est impossible de migrer son nom sans payer lourdement ou sans vous mettre de gros battons dans les roues.

PRIVACY WHOIS

Le Whois, c’est ce qui permet d’afficher tout ce qui concerne votre nom de domaine sur Internet. C’est public. Faites le test pour connaître les détails de ce qui vous concerne.

Votre nom, prénom, adresse, téléphone, email, hébergeur, date création du site, sont ainsi livrés en pâture au monde entier. Obligatoire pour une société, il convient de préserver les données d’un particulier. On appelle ça un privacy whois. Tous les hébergeurs n’offrent pas cette option ou vous la font payer, et dans ce cas aussi cher que le prix du NDD. Je sais qu’il y a des recommandations de l’Internic qui disent que normalement c’est théoriquement interdit. Mais concrètement, c’est plus que possible. A vous de voir.

Où ACHETER ET POUR QUELLE EXTENSION

En France, voire en Europe, il y a peu de choix pour obtenir le service de la confidentialité. Je n’ai trouvé que OVH et Amen pour le whois privé et c’est gratuit. Je ne fais pas grand cas de Amen, donc pour moi il n’en reste plus qu’un…. Pour les domaines en .fr, c’est toujours privé car c’est l’Afnic qui gère cette extension et en a décidé ainsi. Ailleurs, il y en a d’autres. Voir plus bas.

Il faut aussi tenir compte de l’ensemble des services. L’achat d’un nom de domaine doit vous permettre un total contrôle : gestion des DNS, changements des contacts, emails.

Pour réserver un nom de domaine européen francophone (fr, be, eu,…), choisissez un Registrar européen. Je vous suggère OVH si le whois privacy est important pour vous. Si pas important, Bookmyname est le moins cher. Bien entendu vous pouvez aussi y réserver les noms génériques (com, net, org, etc).

OVH propose avec votre nom de domaine un pack de 2 giga qui ne sert à rien pour un site dynamique mais peut héberger un site web statique sans souci. Genre un petit site vitrine en html. Et aussi la possibilité de recevoir des fax. Commercialement et techniquement je n’ai pas vu mieux en France. Autrement dit, pour 8 euro par an, vous n’avez pas besoin d’hébergement pour un site statique.

QUELQUES REGISTRARS POUR VOS NOMS DE DOMAINE

Prix basé sur les extensions génériques (com, net, org…), hors promos temporaires et TTC. Pour les extensions européennes, pas trop le choix si on veut éviter un prix exorbitant.

Avec whois privé:

MYHOSTING 6,32 € (américain) 11,17 FR

OVH 7,16 € à 8,36 € (français) +2G espace hébergement pour site statique

NETFIRMS 9 € (canadien)

FASTVISION 9,32 € (britannique)

NEXX 10,43 € (canadien)

AMEN 14,35 € (français) +2G espace hébergement pour site statique

Sans whois privé

BOOKMYNAME 7,16 €

PHPNUX 8,36 €

1&1 8,36 €

WESTHOST 9 € ou 6,83 €/an si vous payez dix ans d’un coup.

Ou 7,46 € si achat de 10 NDD et extension de la durée déjà achetée ailleurs.

Godaddy : Intéressant si vous achetez plus de 5 NDD dans les extensions génériques. A ce moment-là vous profitez du Whois privacy. Mais aussi de tarifs dégressifs.

Les hébergeurs américains : A considérer pour toutes vos extensions génériques : .com, .net, .org, .biz,.info et surtout si vous avez beaucoup de noms de domaine. Ils pratiquent des tarifs dégressifs.

Les hébergeurs européens : Beaucoup moins cher pour les extensions européennes.

ADDON DOMAINE

Qu’est-ce que c’est ? La liberté et la simplicité. Il s’agit de domaines compagnons. Il permet le multidomaines sur un même hébergement. A ne pas confondre avec le multisites, comme chez OVH, qui est une façon différente techniquement d’avoir plusieurs sites sur le même hébergement. Préférez toujours un hébergement qui offre le multidomaines et le Addon. Il vous permettra d’installer plusieurs sites web sur le même pack avec facilité et rapidité.

Puisque vous avez acheté votre nom de domaine ailleurs (au pluriel aussi), vous pouvez donc le faire pointer vers votre hébergement. Certains hébergeurs n’ont pas réellement de gestion en Addon mais permettent de faire la même chose. C’est techniquement (et commercialement) beaucoup moins souple mais possible. C’est ce qui est renseigné dans votre pack sous la forme « nombre de domaines ». Soyez vigilants sur ce point si vous comptez ajoutez plusieurs sites à votre hébergement. Les hébergeurs qui proposent le Addon ont une console un peu comme sur les serveurs dédiés, de type cPanel, WebMin ou Plesk, qui permettent d’ajouter en quelques clics vos NDD et donc d’installer ou transférer vos autres sites.

PANNEAU D’ADMINISTRATION POUR LES NDD

Sauf pour Bookmyname qui ne fait que ça, en général le panneau est celui d’un hébergeur… sans hébergement.

PANNEAU D’ADMINISTRATION DES HÉBERGEURS

Attention, ne confondez pas l’interface de votre compte chez votre hébergeur et la console d’administration technique. Bon, parfois il n’y a pas de distinction et c’est bien ennuyeux. Dans le genre, je déteste l’interface chez phpNux et OVH. Elle sont peu intuitives, il faut cliquer à mille endroits pour trouver son chemin. Et une fois trouvé, ça reste compliqué. Je ne parle même pas de Amen (une pure catastrophe, je dirais pire si je ne devais me soucier d’un procès pour diffamation). Celle de 1&1 est non conforme mais convient bien aux néophytes qui la trouvent facile. Celle de Infomaniak est précise et originale. Celles de tous les hébergeurs américains et canadiens fonctionnent en mode cPanel, ce que j’apprécie énormément pour la clarté et la gestion complète sur tous les plans. Mais les néophytes n’aiment pas ça car c’est plus « technique ». L’interface client est en anglais, mais le cPanel peut être en français. C’est le cas de Maven, sauf que chez eux elle n’est pas complète, on a pas accès à toutes les options pour faire du développement, ce dont les utilisateurs lambdas se fichent royalement. Mais tout ça, si c’est seulement pour gérer un nom de domaine, passez outre mes remarques car tout ce que nous avons à gérer ce sont les DNS.

COMMENT AJOUTER UN NOM DE DOMAINE EXTERNE CHEZ SON HÉBERGEUR

1) Acheter (enregistrer) un nom de domaine chez un Registrar (ou un hébergeur).

2) Attendre le mail de confirmation pour se connecter.

3) DNS (système noms de domaine) : Retrouvez le mail de votre pack d’hébergement (pas celui du domaine donc) pour avoir les données techniques. Si vous ne l’avez pas encore fait, notez tout sur une grande feuille. Cherchez là-dedans les deux lignes qui renseignent vos DNS. Si vous l’avez égaré, connectez-vous chez votre hébergeur et cliquez sur la gestion des noms de domaine puis cliquez sur DNS. C’est l’adresse physique du serveur de votre site. Il faut dire à votre nom de domaine où il se trouve.

4) Connectez-vous (dans un autre onglet de votre navigateur) chez le Registrar ou l’hébergeur chez qui vous venez d’acheter votre NDD. Trouvez la partie DNS. Il y a deux lignes, un serveur primaire, un serveur secondaire. Insérez les deux lignes au bon endroit (le DNS primaire pour le serveur primaire, le DNS secondaire pour le serveur secondaire). Dit comme ça vous êtes effrayés, mais c’est vraiment tout ce qu’il y a à entrer. Maintenant votre Registar sait où se trouve physiquement votre ou vos sites web.

5) Chez votre hébergeur (où se trouve votre hébergement), on va ajouter un site web, votre nom de domaine. Cliquez sur Addon Domaine ou Domaine compagnon. Entrez uniquement le nom de domaine, sans le http ni www. Par exemple lashon.fr est mon nom de domaine. En principe le reste est automatique… Il faudra choisir un mot de passe, qui correspond à l’accès FTP. Le site web est visible dans un sous-dossier du même nom dans public_html. Notez que votre site web principal se trouve toujours directement dans public_html, ce n’est pas possible ou souhaitable de changer ça. Tandis qu’un site ajouté est dans un dossier.

Exemple : j’achète un hébergement avec un nom de domaine gratuit, lashon.net. Il se trouve dans public_html. Je m’en fiche complètement, je ne l’utilise pas pour le moment. Mon blog est lashon.fr. Je clique sur Addon, j’entre lashon.fr qui se retrouvera dans le dossier public_html/lashon.fr. Ne mettez rien dans www si vous voyez que vous avez aussi un public_html. Le dossier www ne convient que pour les panneaux qui n’ont pas de Addon, comme chez OVH et 1&1. Je peux ensuite faire pointer mon nom de domaine gratuit vers le dossier lashon.fr, voire vers un autre … hébergeur.
6) Attendre quelques minutes à 24 heures selon l’hébergeur, pour la propagation des DNS. (Deux minutes à quelques heures chez Westhost, et de 4 h à 24h ailleurs…)

Chaque site web et nom de domaine possède ses propres données techniques : FTP, mot de passe, base de données etc. Tout est plus clair.

Bon, on peut donc ajouter autant de sites web que l’on veut, pour autant que vous ayez la place qu’il faut et que la somme de tous vos sites web n’excède pas en consommation de charge ce que votre hébergeur permet. Mais ce qu’il y a de bien avec un Cpannel est qu’il y a un endroit pour le vérifier. Bref, vive les hébergeurs qui vous offrent un Cpannel et le Addon (la plupart des hébergeurs américains et canadiens). Si vous en connaissez d’autres parmi les européens, témoignez, merci. Je parle du mutualisé bien sûr, sinon ça va de soi.

Et ailleurs ? S’il n’y pas de Addon ?

La procédure ressemble mais n’est pas automatique. Mettons, pour exemple que votre hébergeur soit 1&1 et vous avez un pack qui inclut votre nom de domaine. Vous souhaitez migrer votre nom de domaine chez OVH en laissant votre site chez 1&1. Ou bien vous voulez ajouter un nom de domaine à votre pack chez 1&1. Donc vous achetez le nom chez OVH. Chez votre hébergeur 1&1, si vous cliquez sur votre nom de domaine, à la partie DNS vous voyez ceci :

Serveur DNS Primaire : ns61.1and1.fr (et IP 195.20.224.158)

Serveur DNS Secondaire : ns62.1and1.fr (et IP : 212.227.123.79)

Il faut donc simplement récolter les DNS renseignés chez OVH où se trouve désormais votre nom de domaine. Soit quelque chose du genre : dns10.ovh.net et ns10.ovh.net.

Vous retournez chez 1&1, à gestion de domaine. Si vous n’avez pas encore ajouté le nom, il faut d’abord le faire en refusant évidemment le transfert. Une fois qu’il apparait dans la console, vous cliquez sur modifier les DNS. Dans le serveur primaire vous indiquez le dns du serveur primaire chez OVH, et dans le serveur secondaire le serveur secondaire… C’est tout, absolument tout.

QUE FAIRE SI JE POSSÈDE UN NOM DE DOMAINE AU MÊME ENDROIT QUE MON HÉBERGEUR

Trouvez un Registrar qui vous convienne et faites un transfert vers celui-ci. Ensuite faites comme ci-dessus, renseignez là-bas les DNS de votre hébergeur. Pour tout transfert de domaine, vous aurez besoin du code d’autorisation. Il commence par le nom de votre hébergeur suivi d’une série de chiffres. Selon la compagnie de votre hébergement, ce code est renseigné directement dans les coordonnées de votre nom de domaine à la section DNS, ou il faudra le demander par mail. Notez qu’au moment de l’achat vous pouvez directement entrer les DNS de votre hébergeur, ce qui vous permet d’éviter une coupure d’accès à votre site. Mais attention, la procédure est ultra simple ssi vous respectez un certain ordre comme suit.

Pour un transfert de nom de domaine sans migrer votre site web :

Trouvez le code d’autorisation du NDD. Achetez le NDD chez un autre Registrar. Laissez-le d’abord le créer dans son interface, attendez le mail de confirmation d’achat avec les données techniques. Ensuite seulement, connectez-vous (une demi-heure après max), cliquez sur la gestion des DNS et renseignez ceux de votre hébergeur. Ainsi, vous vous fichez du temps que ça prend, les DNS sont d’ores et déjà paramétrés vers votre hébergeur actuel et il n’y a pas de coupure.

EN RÉSUME

Achetez votre ou vos noms de domaine ailleurs que dans votre pack d’hébergement.

Ajoutez vos domaines chez votre hébergeur.

Garez le nom gratuit, ou utilisez-le comme espace test, ou faites le pointer vers votre site principal.

Si c’est trop tard, transférez votre nom de domaine principal ailleurs.

Si vous possédez beaucoup de domaines à faire migrer genre plusieurs dizaines voire une centaine, profitez des formules dégressives comme chez Westhost ou Godaddy (par exemple).

Ais-je oublié quelque chose ?

A suivre, la conclusion pour un hébergeur idéal avec WordPress.Si vous voulez participer à cet article j’en serai ravie. Écrivez moi vite.

Posté dans Journal Internet | Marqué , , , , , , , | 43 Commentaires

Dossier Hébergeurs (4) : Checklist avant d’acheter un hébergement

Cet article fait suite à  Hébergeurs et Noms de domaine: bien choisir et s’en protéger (3)

Sommaire du dossier

Partie I – Les plans d’hébergement de sites web et blogs

  1. Introduction – quelques définitions
  2. La politique de sur-utilisation
  3. Le « tout illimité » en mutualisé
  4. Financer son abonnement par la pub
  5. Suspension du service pour défaut de paiement
  6. Les packs mutualisés
  7. Attention aux revendeurs
  8. un seul interlocuteur pour tout
  9. Points à vérifier
  10. Quelle formule choisir?
  11. En cas de litige et prévention

Partie II – Registars et noms de domaine
Partie III – Conclusion

  1. Quel hébergeur pour WordPress
  2. Quelques histoires d’hébergeurs

9) Points à vérifier

cheklist

Idéalement, il vous faut réponse à toutes ces informations.

Certains ne seront jamais affichés dans les offres commerciales, demandez-les par écrit.

  • L’hébergeur possède-t-il son propre data center ou fait-il de la sous-traitance ?
  • Pouvez-vous installer et gérer votre nom de domaine acheté ailleurs ? (n’utilisez pas celui qui est inclus dans le pack)
  • Si oui, sous quel forme ? Add-on domaine, gestion DNS, Multi-domaines ou Multisites (préférez le Addon domaine, vous êtes libres et c’est plus facile)
  • Combien de sous-domaines ? Quel prix pour les supplémentaires?
  • Prix de l’hébergement ? HT ou TTC, mensuel ou annuel, si promo combien après la promo ?
  • Durée de l’engagement (en particulier si promotion, il y a toujours des clauses qui annulent le remboursement si pas satisfait)
  • Où est le data center ? Dans le même pays ? (vous pouvez volontairement choisir un serveur situé très loin pour un nom de domaine international ou dans une autre langue)
  • Information disponible sur le site quant aux derniers incidents techniques (transparence d’information)
  • Procédure en cas de changement vers un plan inférieur ?
  • Gratuité ou prix du support (HelpDesk)
  • Disponibilité du support (7j/7 ou fermé le WE)
  • Taille de l’Espace-Disque – Quel prix pour de l’espace supplémentaire ?
  • Messagerie (combien, taille, quoique une grande taille ne sert qu’aux grandes entreprises et services publics…)
  • Quelle interface technique ou panneau de contrôle (aucun, élaboré par l’hébergeur, cPanel, autre, voir leur interface démo)
  • Trafic maximal autorisé mensuellement
  • Bande passante réelle allouée, limites en ressources serveur CPU (en % ou en MB)
  • Taux de hits par heure et mensuel permis
  • Vitesse, quel temps de réponse pour accéder à votre site ?
  • Accès FTP (indispensable pour gérer vos fichiers)
  • Combien et taille des Bases de données MySQL (indispensable pour les sites dynamiques) – Quel prix pour des bases supplémentaires?
  • Limite en taille de fichier en téléversement (upload) ou téléchargeable? Nombre de fichiers ?
  • Linux ou Windows (choisir Linux)
  • Url-rewritting est-il possible ? Et comment est-il exécuté ? (indispensable pour WP)
  • Quel langage utilise le serveur et comment est-il interprété ?
  • Quel taux de disponibilité (uptime de 99,98% minimum, soit une dizaine d’heure indisponibles par an, 99% c’est déjà 4 jours d’indisponibilité sur l’année)
  • Limites des ressources du serveur (elles sont nécessaires, mais voir combien dans les CVG ou demander)
  • Quel est le nombre maximal de requêtes SQL simultanées (calculer ses besoins selon nombre prévu de vos visiteurs connectés en même temps)
  • Limite de transferts FTP ?
  • Offre en option d’un certificat SSL (Secure Sockets Layer) pour votre boutique en ligne ? A quel prix ?

10) Quelle formule choisir ?

- Si vous n’avez besoin que d’un site vitrine en HTML, non dynamique (pas de CMS), pour y présenter une vingtaine de pages ou votre CV, nul besoin d’un pack. Prenez un nom de domaine, par exemple chez OVH qui propose un peu d’espace web associé, cela vous donne accès à 2 giga de place. Bien suffisant pour ce genre de mini site. Les prix de réalisation d’un vitrine sont moins importants que pour un site dynamique.

- Pour un petit blog ou plusieurs blogs/sites de particuliers : le mutualisé convient parfaitement, pas la peine d’investir dans un gros pack ou dans une formule illimitée. Prenez un pack de base ou moyen, choisissez si vous voulez gagner de l’argent (à condition que votre blog soit fréquenté un minimum de 200 visites par jour pour que ça serve à quelque chose). Faites marcher la concurrence et les promos. Ceci inclut les hébergements américains ou canadiens : 1and1, PhpNux, WestHost, OVH, HostPapa, Bluehost, JustHost, o2switch, Infomaniak, GoDaddy, etc. Si vous êtes très néophyte, donnez la priorité à l’hébergeur qui offre un bon support. Si vous vous débrouillez bien, presque tous les hébergeurs se valent, à condition que vous teniez compte des précautions décrites dans le chapitre suivant.

- Pour un blog moyen de professionnel, évitez les risques et les offres trop concurrentielles des grand hypermarchés de l’hébergement. Investissez un minimum et choisissez plutôt en fonction d’un excellent support et de la proximité du data center (français si vous êtes en France, US si vous démarchez en anglais, Espagnol si vous démarchez dans cette langue et vers ce pays, etc).  Investissez également dans la formation par un prestataire qui vous expliquera les erreurs à ne pas commettre : Infomaniak, o2swich, Westhost, OVH en dédié, Nuxit etc. Éventuellement, faites affaire avec une société ou un indépendant qui a le même développement que vous. C’est le mieux pour marcher main dans la main et échanger vos services et intérêts sans surcouts.

- Pour des besoins plus pointus, si vous avez beaucoup de sites et noms de domaine, si vos sites sont amenés à consommer d’imporantes ressources, si vous n’avez qu’un seul site mais qu’il sera très fréquenté (plus de 5000 visites/mois) : prenez le temps de vous informer avant de choisir. Demandez conseil ici et là sur des forums spécialisés. Prenez le temps. Il faudra très certainement considérer le choix d’un serveur dédié ou d’un serveur virtuel plutôt que du mutualisé.  Ceci est aussi valable si vous gérez du multi-sites en wordpress et/ou Buddypress (forums et groupes, fonctions communautaires, plateforme de blogs, radio, réseaux…).

- Si vous détestez la technique, voyez un indépendant pour souscrire un contrat tout-en-un.

Évaluez vos besoins réels pour choisir votre hébergement adéquat.

Le trafic mensuel minimum nécessaire est directement proportionnel à :

  • Nombre de pages vues par chaque visiteur
  • Taille en ko de chacune des pages
  • Nombre de visiteurs par jour
  • Transfert FTP (entrant et sortant)
  • Nombre + taille mails envoyés et reçus.

Si vous installez Buddypress ou un site communautaire comme un forum, ajoutez le poids de tous les avatars , fichiers joints, messagerie interne, pages générées.

Coté mémoire de scripts, il faudra que ça tourne, donc n’envisagez pas Buddypress ou du communautaire sur un mutualisé, à moins qu’il ne soit pas ou très peu fréquenté. Au début ça ira très bien, quand il n’y a personne… ensuite boum boum. Si vous commencez à ne plus pouvoir ajouter un plugin ou un thème sans devoir désactiver tous les autres, ou impossible de mettre à jour votre CMS automatiquement, c’est le signe annonciateur du couperet de votre hébergeur. Mais si c’est le cas dès le départ alors que votre site est vide, râlez et demandez à être migré sur un autre serveur. Votre hébergeur est quand même tenu au minimum.

Exemples:

a) Admettons 100 visiteurs par jour, une moyenne de 10 pages web vues par chaque visiteur. Le poids de vos pages web ont une taille moyenne de 50 Ko par page (page couleur blanche, une image). Trafic mensuel minimal nécessaire est : 100 visiteurs/j x 10 pages/internaute x 50 ko/page = 1.45 Go/mois.

b) Même chose mais vos pages web sont lourdes (vidéos, photos plein écran ou beaucoup d’images lourdes, musiques, lourd design coloré). Disons 100 Ko (ce qui est peu) : 2,9 G/mois.

c) Votre site est conçu léger mais bien fréquenté avec 1000 visiteurs/mois pour une moyenne de 10 pages vues/internaute : on tourne déjà à 15 G/mois de trafic.

d) 5000 visiteurs/jour, 20 pages vues/visiteurs, taille moyenne de 50 ko par page vue, bingo à  145,4 Go de trafic mensuel.

e) Vous êtes gros consommateur d’animations flash, d’images, de vidéos, musique et vous animerez un blog ou une boutique qui comptera beaucoup d’utilisateurs en ligne en même temps. Comptabilisez tout ça, on peut arriver à dans 800 G/mois

Entre le site vitrine qui ne consomme rien un blog de particulier sans flaflas, une petite PME qui va tourner autour de 20G et un site de Geek ou populaire…

Sachez enfin que tous les hébergeurs ne sont pas seulement des commerciaux, il y a encore des gens passionnés et qui aiment leur travail. Écrivez, téléphonez et posez leur vos questions si vous n’arrivez pas à évaluer vos besoins. Mais soyez précis… Multi-sites n’est pas un gros site, Buddypress n’est pas ‘beaucoup d’inscrits’, petit forum, gros forum, site portail, petite ou grosse boutique, etc.

11) EN CAS DE LITIGE ET PRÉVENTION

En cas de litige avec un gros hébergeur, c’est l’histoire de David contre Goliath. Bataille serrée et quasi perdue. Sauf si vous avez pris quelques précautions dès le départ. On perdra peut être la guerre mais pas toutes les batailles. N’attendez pas d’entrer en litige ou de voir votre site bloqué, prenez quelques précautions.

Solution préventive: achetez votre nom de domaine principal chez un Registar indépendant de votre hébergement et faites régulièrement des sauvegardes de vos dossiers et de vos bases de données. Utilisez le nom de domaine gratuit du pack comme espace de tests ou garez-le, ou faites-le pointer sur le domaine principal. Ainsi, en cas de litige avec votre hébergeur ou de blocage total de votre site, vous avez tout en main pour migrer votre web ailleurs en quelques heures. Particulièrement crucial si vous êtes un professionnel indépendant. Si c’est trop tard et que vous avez déjà tout acheté, vous pouvez migrer vos noms de domaine ailleurs. Il suffit seulement d’entrer les DNS de votre hébergeur chez le Registar. Au pire votre blog perdra une journée en ligne, pas plus.

Si votre site, encore vide, ne tourne pas bien dès le départ, mettez l’hébergeur en demeure. Il est tenu à une obligation de service. Trop fréquemment j’effectue des installations pour des clients sur un hébergement qui rame alors qu’il n’y a encore rien dessus (par définition). Dans ce cas vous êtes endroit de réclamer. Envoyez un courrier.

Enfin, lisez les quelques points de cette avocate spécialisée , cela répondra peut être à quelques questions : Murielle Cahen, dossier Droit et Internet.

J’essaierai d’étoffer cette rubrique « litiges » dans des articles à venir. Si vous connaissez de bons liens, partagez-les.

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais »… Hélas, l’hébergement de ce blog n’est pas distinct de mon nom de domaine. J’effectuerai sous peu la démarche, mais voilà, mes conseils sur ce point ne sont pas encore appliqués.

Posté dans Journal Internet | Marqué , , , , , | 13 Commentaires