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auto-entrepreneurs: L’esprit d’entreprendre peut-il mourir ?

Bientôt, la fin du régime des auto-entrepreneurs

(cet article a été modifié le 24 mai  à 19h40)

Mort annoncée des concepteurs indépendants ? L’auto-entreprise, pour ne pas dire l’énergie entrepreneuriale est encore une fois agressée et brimée. Si le gouvernement s’entête et que la loi est votée, le régime social des auto entrepreneurs sera limité à deux ans pour tout indépendant qui bosse en auto-entreprise à titre d’activité principale.
Qui bosse bien, quoi.
Dès la rentrée, ce sera l’agonie d’un système qui permettait vraiment de s’en tirer selon la règle de « si tu te lèves tôt et que tu bosses tu t’en tires, tu réussis ». La fin d’une ouverture qui a sorti les plus créatifs du RSA et de l’assistanat, qui a permis à un tas d’exclus de travailler fort et dur: handicapés, étrangers, pauvres, « vieux » de 50 ans, gens issus des Cités, mères qui élèvent seules des enfants, mais aussi des cadres trop diplômés, des personnes atypiques, etc.

auto entrepreneurs ha ha!Le gouvernement semble vouloir castrer les entrepreneurs trop peu ambitieux. Étouffer l’envie de réussir. Brimer toute volonté de se prendre en main. Cette mesure aura un impact direct sur les prix de nos prestations.

Car non, le travail au noir n’est PAS une alternative. Si les Politiques n’ont plus de sens civique et n’ont plus le respect des travailleurs et entrepreneurs, je ne les suivrai pas dans cette bassesse.

Même si personnellement je savais que j’allais devoir changer de statut, obliger les indépendants à le quitter après seulement deux ans est une aberration, c’est un timing non commercial peu productif, mais aussi une obligation immorale socialement parlant.

Fin du régime après 2 ans ? Voyons le côté comique : mon aventure de conceptrice web, via tikoun.com et lashon.fr sera immédiatement hors la loi.

  • Coupable d’avoir réussi rapidement à faire fonctionner un régime d’auto entreprise,
  • Coupable d’avoir aimé mon métier et de m’y être donné corps et âme.
  • Coupable d’avoir atteint dès la première année le chiffre d’affaire maximal autorisé par la loi.
  • Coupable d’avoir su créer une clientèle de confiance, qui sait que je n’abuse pas du portefeuille de petites sociétés, que je m’adapte aux talents de plus aguerris que moi parmi mes clients. Ce sont pour la plupart de vrais hommes et femmes d’affaire. Ce sont des indépendants, des professions libérales, des TPE et PME, toutes elles aussi en proie aux difficultés de la crise.

esprit d'entreprise

Je suis furieuse. Mais en même temps, sidérée, interloquée. Car il y a aussi l’étonnante réalité. Dans la presse, on peut lire que

près de 900.000 auto-entrepreneurs étaient administrativement actifs fin février 2013, dont près de la moitié ne dégageait pas de chiffre d’affaires, 90% de l’autre moitié réalisant un chiffre d’affaires inférieur au minimum légal », selon des données du ministère de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme.

 

J’apprends donc que je fais partie des 10% de chanceux qui ont réalisé un chiffre d’affaire équivalent au salaire moyen (chance ? bosser 10-12h par jour, oui !). Je ne comprends pas ces 90%. Comment est-ce possible ? Il y a une enquête à faire sur le sujet. Je comprends que 50% des gens se sont engagés dans cette voie sans préparation et donc ne sont pas des entrepreneurs.  Mais les autres ? Pourquoi 50% de ceux qui dégagent un chiffre d’affaire n’ont pas réussi ? Pour moi la question est là, réelle.
La sauce n’a pas pris pour 90% des gens. Pourquoi 90% des auto entrepreneurs Français n’arrivent pas à devenir entrepreneur et saisir cette opportunité ?
Alors je comprends qu’il y a ait un gros ajustement à faire. Mais de là tirer l’herbe sous le pied de 450.000 personnes qui au moins n’émargent plus du chômage, ni du RSA…
Et de là à brider et casser ceux qui  roulent et ont de vraies capacité entrepreneuriales…

Pour info, avant de me lancer j’avais préparé un Business plan, soumis à l’expertise acérée de la Boutique de Gestion de Paris. C’est un accompagnement de 6 mois. Ces gens font un super boulot.
L’esprit d’entreprendre, je ne savais pas que je l’avais avant. C’est la nécessité de sortir du salariat sous-payé, puis du RSA, qui m’a fait sauter dans le train du régime auto-entrepreneur créé en 2009. C’est aussi le plaisir et le gout de l’aventure. J’ai bossé dur pour arriver à un certain rythme de croisière, à une stabilité. Et tous mes collègues aussi, je le sais, je les vois. D’ailleurs leurs blogs professionnels ont le même symptôme que celui-ci, la marque de ceux qui travaillent sans arrêt : nos blogs respectifs ne sont plus alimentés durant des mois, voire en panne. On a plus le temps.

Les entreprises qui me demandent de créer pour elles se sont adaptées au marché, et je me suis adapté à elles. J’ai été payée pour leur faire gagner de l’argent, c’est à ça que sert le plus souvent un site web professionnel. Nous avons été intelligents de nous adapter. Si la loi passe, notre souplesse entrepreneuriale va-t-elle devenir de l’idiotie?

Un demi million de personnes sont sorties de l’assistanat pur et dur en osant l’aventure du travail autonome, et au passage l’État s’est mis 3 milliards d’euros en recettes fiscales et sociales dans les poches. Il leur en faut plus. D’où l’obligation de changer de statut après deux ans, comme si cela ne suffisait pas de ne pouvoir déduire aucun frais et d’être limité au mieux à un salaire moyen, et généralement au SMIG (salaire moyen minimum en France).

Combien gagne un auto-entrepreneur qui « réussit »?

Réponse simple : moins d’un salaire moyen au grand maximum, sans déduction de frais (1988€ grand max.). La fin de notre régime est une histoire de fric. La raison de ce tour de passe-passe est simple à calculer, les chiffres sont transparents puisque les limites de notre statut le sont.

J’ose confier mes chiffres personnels:
En plus de mes impôts, j’ai payé à l’État en charges sociales d’abord environ 5000€ , puis autour de 6000€, la suite arrive et devrait se chiffrer autour de 9000€ (grosso modo hein, je vous passe les détails car si en plus tu commences au milieu d’une année civile, galère à calculer, en tous cas le taux est croissant selon les trimestres depuis le début de l’activité, si tu bénéficies de l’exonération de l’Accre, etc, mais ce qui est clair c’est que tu paies de plus en plus). 9000€ de charges sociales, comme tout auto-entrepreneur qui marche bien, c’est le prix à payer.  En principe. Je dis en principe parce que sur papier on doit cotiser pour 26,8 %, soit un peu moins de 9000€ si le CA atteint le chiffre maximal de 32.600€ permis.  Mais ça ne correspond pas toujours… cherchez l’erreur (URSAFF, tes voies sont impénétrables !!). La fin du régime auto-entrepreneur après 2 ans signifie que nous paierons quasiment le double de nos charges sociales pour le même chiffre d’affaire pour gagner un salaire moyen amputé de moitié, donc retour à la précarité.
Non, je ne laisserai pas faire ça.

Oui, je fais partie des 10% d’auto-entrepreneurs qui ont réussi à générer un salaire. Je ne touche plus depuis longtemps aucune aide de la CAF (caisse d’allocations familiales), ni APL (aide au logement), ni aide sociale (du RSA), rien. Et ça me plait. Parce que je ne dois rien à personne. Mais ce n’est pas magique.  Si j’en suis arrivée là, c’est parce que j’ai tout sacrifié durant deux ans (mis en péril ma vie de famille, mis en en danger ma vie privée, pris aucun congé, aucune sorties, aucun luxe, aucun achat intempestif, pas de voiture, pas d’enfants, etc).

Je suis arrivée à générer un chiffre d’affaire directement au plafond maximal autorisé parce que j’ai bossé 75h par semaine la première année, 60h la deuxième, et 45h la troisième. J’en suis là aujourd’hui, à 45 heures par semaine et je me bats encore pour maintenir ça. Ce n’est pas gagné, jamais. Si la loi passe, je suppose qu’en 2014 je serai contrainte d’avoir changé de statut.  Je serai contrainte de faire plus d’argent, de générer un vrai gros chiffre d’affaire, donc de recommencer à travailler plus. Recommencer à bosser 60h/semaine. Mais pour quel salaire ??? Franchement je ne sais pas.

Faites du fric, pas des enfants !

L’autre truc qui me révolte, c’est la pression qu’on veut nous mettre. Le coup du bolide obligé. Car enfin, -et si cela me suffisait cet actuel salaire moyen ? Et si pour des raisons personnelles je décidais que je gagnais assez, que je peux me suffire du plafond de 32.600 brut/net par an de C.A. ? Par exemple afin de privilégier une qualité de vie et avoir une vraie vie de famille. C’est trop demander après trois ans de travail acharné ? On le dirait. Je ne peux pas. Je ne peux pas parce qu’étant contrainte de changer de statut, je serai obligée de prendre un comptable pour certaines choses, donc de dépenser environ 5000€ par an avant même de générer de l’argent. Je serai contrainte de passer à la vitesse supérieure en matière de rentrées d’argent.

En clair, si la loi m’oblige à changer de statut et sortir du régime d’auto-entrepreneur, c’est retour à la case départ : il faut trouver le moyen d’être plus performant et être capable de générer plus qu’un salaire moyen, ou bien accepter de revenir à la précarité, voire aux aides sociales pour ceux qui étaient déjà au salaire minimum comme auto-entrepreneurs.  Je ne peux pas prétendre vivre en me contentant d’un salaire moyen, en payant gentiment mes charges sociales et mes impôts.  Autrement dit, c’est un gouvernement de gauche qui veut me contraindre à devenir une machine à fric au détriment d’une vie de famille.

Tikoun.com et lashon.fr vont résister et continuer. Mais c’est parce que j’ai vu ce vent pourri venir il y a un an. Parce que j’ai pensé et prévu le pire :

  • se délocaliser, c’est-à-dire m’expatrier et payer mes charges sociales ailleurs ?
  • changer de statut et faire payer mes clients plus cher pour la même prestation ?  (allons-donc, ce n’est pas viable)
  • n’avoir plus que de gros clients (qui eux se fichent bien de la crise en ce qui concerne des prestataires de mon calibre), parce que les gros budgets sont inchangés à partir d’une certaine somme, ceci en lieu et place de mon panel actuel qui réunit des grosses sociétés, des petites, des auto-entrepreneurs, des particuliers aussi parfois.

Avant que cette maudite loi ne passe, je vais continuer à proposer une offre adaptée à tout le monde et je changerai encore ma façon de travailler, je chercherai encore la quadrature du cercle. Restons inventifs.
Il n’empêche que taper sur ce régime va briser le pouvoir d’achat des classes moyennes qui ne pourront plus se payer nos services. Et moi non plus, je n’aurai plus les moyens de demander à l’artisan du coin de me fabriquer un meuble, par exemple. Je n’aurai plus les moyens de continuer à privilégier des professions libérales, la production locale, des artisans, des artistes, des gens qui bossent dur pour offrir tout leur talent honnêtement.
Préférons donc ce que préconise Sylvia Pinel et le gouvernement de François Hollande: le supermarché, le multinational, les grosses boites, l’assistanat, le travail au noir. Bravo !

L’esprit d’entreprendre peut-il mourir ? Vous, peut être, mais pas moi ! S’il le faut, j’irai ailleurs pour continuer.

Merci, chères valeurs de Gauche.

Ressources et liens conseillés :

Calcul concret du salaire d’un futur auto-entrepreneur

Prévoyez vos charges et trésorerie !

Pour ceux qui se lancent ou qui cherchent des réponses à ce que vous pourriez gagner, le calcul est simple. Si vous exercez une activité de prestations de services, vous pouvez générer un chiffre d’affaire de max 32.600€ (34.600€ avant d’être exclu). Soit un salaire brut de 2716€. Comptez environ 9000€ de cotisations sociales à payer. Il vous restera environ 23.863€. Soit 1988€ mensuel. Il faut soustraire les frais réels que vous allez dépenser pour pouvoir exercer votre activité (frais que vous ne pouvez pas déduire). Divisez le montant total par douze pour obtenir votre entrée d’argent. Ce n’est pas encore votre salaire, parce que vous devez impérativement économiser pour constituer une trésorerie. Il faut ponctionner volontairement (si vous bénéficiez d’une exonération de taxe comme coup de pouce, la première année vous pourrez prétendre à 2400€ mensuel, mais cette mesure risque de ne pas perdurer…). Bref, 1988 € mensuel, moins les frais à dépenser, moins une économie pour trésorerie, moins les impôts généraux…. Moralité, essayez plutôt de vendre des trucs comme A.E. durant deux ans, encore une fois le commerce paie mieux que la prestation de service…

Nota Bene : si vous avez deux minutes et que vous voulez rire, lisez donc un des tout premier billet de ce blog. Il en dit long sur la mentalité en France. Pour rappel, quand j’ai fait, il y a 4 ans, un bilan des compétences, c’était pour apprendre de ne surtout pas me lancer dans le Web et le développement informatique, que j’allais rater, que ce n’était pas viable. Et cette expertise a coûté 3500 euro à l’État, payé par le contribuable.

Lire Si Actemploi vous dit que vous êtes inutile

à suivre…

 

 

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Publié par

Tikoun

Tikoun, créateur Web différent, c'est Barbara. Une conceptrice Web indépendante et spécialiste Wordpress qui travaille depuis Paris dans le monde entier, comme développeur informatique et se coupe en quatre pour vous faire gagner de l'argent via votre site web professionnel.

36 réflexions au sujet de « auto-entrepreneurs: L’esprit d’entreprendre peut-il mourir ? »

  1. Hello
    Merci pour cet article. Le problème est plus profond. La France depuis longtemps ne facilite par la vie des indépendants. Il suffit de voir combien de régimes différents existent.
    Dans ton cas, essaye de t’inscrire à la MDA. Les charges sont moins importantes et le plafond si TVA, illimité. Tu as le choix. Par contre, il faudra mettre en avant la partie Graphiste/web design

    1. Salut Grégoire,
      Oui c’est vrai que le problème est plus profond. En revanche, ta suggestion n’est pas une solution pour moi. Merci de ta sollicitude. Mais voilà, je n’offre pas du graphisme pur et dur, mais de la prestation informatique… Et je ne vais pas commencer à bidouiller pour bidouiller, je ne vais donner l’illusion de faire un métier alors que j’en pratique un autre. Ce n’est pas un article appel à solutions bancales, juste un coup d’humeur par rapport à une réalité. Il est évident que je vais changer de statut, de toute façon c’était prévu. Mais la durée de deux ans est idiote par rapport à un Business plan réaliste pour la majorité des auto-entrepreneurs qui démarrent de zéro, et généralement viennent du RSA ou du chômage. Cela veut dire que ce statut ne sera plus accessible à cette catégorie sociale, justement celle qui qui s’est sortie de l’assistanat. Donc ce statut ne servira à rien.
      Encore une fois d’accord, en France, vouloir entreprendre, c’est une blague. Tout est contraire pour ça. Devenir patron d’une TPE ou PME coûte trop cher, et créer une SARL et une EURL demande une solide trésorerie. Pour moi ça ira parce que j’ai travaillé très dur pour ça, me privant de tout durant plusieurs années, mais pour le suivants, ce sera impossible. Ce qui veut dire qu’on en revient à la case départ : si tu ne viens pas d’un milieu protégé, il sera impossible à quelqu’un de se jouer une partie de rêve américain en France, soit de partir de rien et arriver à en vivre puis créer d’autres emplois. Le travailler plus pour gagner plus, ça marche uniquement si l’État ne t’en empêche pas.

        1. Ha j’ignorais pour lundi soir, merci. Oui pourquoi pas, ça fait longtemps que je n’ai plus croisé les collègues fous qui travaillent avec WordPress. J’aurai grand plaisir à te revoir, ainsi qu’Amaury, Xavier, Michel, benjamin, etc … 😉 Tiens moi au courant stp pour le lieu de la rencontre, bizz

  2. Que dire de plus, ce gouvernement marche sur la tête. Je suis dans la même situation que toi.
    Être auto-entrepreneur est un bon moyen de verrouiller son business, de le tester, mais sur le long terme il est préférable de changer pour un statut plus adapté, comme l’entreprise individuelle, qui permet de déclarer ses charges, achats … et donc gruger en faisant passer des frais perso sur le compte de sa boite !!! C’est à n’y rien comprendre ???
    Je bosse plus de 15h par jour, alors au niveau du salaire horaire, comment te dire … Nous créons de la richesse, nous offrons un service, rien à voir avec de la concurrence déloyale, nous pratiquons un prix juste et équitable, contrairement aux agences qui se gavent sur le dos de leurs clients !
    J’ai la chance d’être dans les bons 10%, pas de quoi me plaindre, mais on nous prend vraiment pour des pigeons.

    1. Oui, Thierry… rien à ajouter, j’ai le même parcours. J’ai passé deux ans de ma vie à bosser 6j/7, parfois 7j/7, à 12-15h par jour. Sans pouvoir déduire aucun frais. Trois ans à construire ma clientèle, mon réseau et une trésorerie. Même sentiment d’être pigeon floué.

  3. Bonjour,
    cet article est plein de vérité mais je souhaiterai apporter un complément de point de vue. Je suis auto-entrepreneur et je fais partie de ce pourcentages de « non émergents ». J’en fais partie par choix, par respect pour mes priorités. J’en fais partie parce que j’ai trouvé cet équilibre entre mon métier et mes enfants, entre mon désir d’entreprendre et mon bien-être. Je ne dis pas que je n’évoluerai pas, je suis même persuadée du contraire, mais pas parce que c’est une finalité en soi. Il me reste plus de 25 ans à travailler : j’ai largement le temps, enfin j’avais largement le temps, de recentrer, de décaler, de faire évoluer mes priorités.
    Est-ce pour autant que j’ai besoin d’être accompagnée, est-ce pour autant que je n’ai pas le droit d’entreprendre, est-ce que ça fait de moi une moins bonne entrepreneuse ?
    Je me suis fixée, pour le moment, comme « ambition » de gagner autant que si je le faisais en salarié une fois déduits les frais d’essence, les repas à l’extérieur le midi, la garde de mes 3 enfants le mercredi, les frais de cantine… une fois tout déduit, mon travail salarié était grévé des 3/4. Il n’y a pas de petite ambition.
    Là, je travaille malgré tout beaucoup, avec passion et j’entends poser les bases pour un développement futur tout en conciliant ma vie de maman. Trouver ce juste équilibre est loin facile. J’amène ma famille, tout doucement, à plus d’indépendance pour laisser une place de plus en plus grandissante à l’entrepreneuse.
    Je ne pense pas ne pas avoir réussi. La conception de la réussite n’est pas forcément la même pour tout le monde. J’ai réussi à gagner suffisamment pour investir pour monter mon atelier d’artisanat d’art , je réussis à me dégager un revenu, faible, mais dont je suis fière. Je fais de nombreuses heures, mais je pose les fondations.
    Je suis très sincèrement ravie et admirative de votre réussite rapide. Tout autant que je le suis de la mienne, plus lente mais plus en accord avec mes convictions.
    Très bonne continuation.

    1. Bonjour, merci de votre commentaire et d’avoir partagé votre point de vue.
      Ce que vous dites me touche beaucoup et me semble si fondamental. Parce que oui, il y a aussi justement votre exemple typique, LA magnifique raison d’être en régime auto-entrepreneure : la vie de maman. C’est effectivement un statut qui le permet actuellement, de combiner sereinement les deux à son rythme. Tout le monde est gagnant là-dessus. Je partage et défends votre point de vue à 100%.
      Bonne chance à vous aussi et bonne continuation.

  4. Cette durée de 2 ans est effectivement une aberration.
    En 2 ans, on ne peut rien faire, du moins pour la majorité d’entre nous. Obliger les auto-entrepreneurs à changer de statut au bout de seulement 2 ans c’est simplement mener la majorité d’entre eux à l’abattoir.

    Et tout ça pour quoi ? Parce que certains crient à la concurrence déloyale. A ces gens là je leur dit simplement « Je vous emmerde« .
    Déloyale en quoi ? J’aimerais bien savoir, et quitte à prendre des excuses bidons, je pourrais aussi crier à la concurrence déloyale en les pointant du doigt : vous pouvez faire passer du matériel, des repas, etc en frais et les déduire ? Moi pas. Vous pouvez amortir un ordinateur sur plusieurs années ? Moi pas. Vous pouvez récupérer la TVA ? Moi pas.
    Maintenant voyons quelles véritables raisons ils ont :… heu… non, vraiment, je vois pas. On est moins chers ? Pas de TVA ? Moins de charges ? Mais voyons, si c’est si avantageux d’être auto-entrepreneur, et bien DEVIENS TOI-MÊME AUTO-ENTREPRENEUR ET FAIS PAS CHIER LE MONDE AVEC TES GEREMIADES BORDEL !!
    On est typiquement dans l’esprit pur français : au lieu de se dire « la voiture de mon voisin est plus belle que la mienne, qu’est-ce que je pourrais faire pour avoir encore mieux ? » on a « la voiture de mon voisin est plus belle que la mienne, qu’est-ce que je pourrais faire pour la lui niquer ? ».

    Je m’intéresse à la politique depuis quelques années seulement, et naïvement je me suis dit qu’après 5 ans de sarkosisme, on ne pourrait pas faire pire. Quelle nouille je suis quand même.

    Merci tikoun pour ton billet (et je fais partie de ceux qui, au bout de 3 ans, ne sont pas encore à l’équilibre), et désolé pour le ton que j’ai employé ^^.

  5. Bonjour tikoun,

    Ton article a le mérite de donner la température du sentiment d’écœurement que ressentent bien des candidats à l’entrepreneuriat, mais aussi de ceux qui ont bénéficié avec bonheur de cette « passerelle vers l’indépendance » que représente le Statut auto-entrepreneur.

    De mon côté, je n’en suis pas encore à ton niveau d’épanouissement dans ce domaine là, mais je m’accroche, car j’ai la volonté de créer mon indépendance pour une plus grande sérénité de vie. En fait, rien de bien extraordinaire si je peux dire, juste une envie partagée par tous les entrepreneurs en herbe.

    Loin « d’être né de la dernière pluie » je reste les pieds bien sur terre, même si comme beaucoup parfois, je rêve que le but à atteindre soit au rendez-vous…, tôt ou tard (en tout cas pas trop tard non plus!)

    Tu es passée par là, toi comme de nombreux autres et la « révolte » qui boue en toi est à l’égal de l’incertitude des possibilités que nous aurons, nous, « pauvres croyants » à cette probable, mais si espérée réussite professionnelle indépendante.

    Fort heureusement, il nous reste notre courage et notre « Liberté de penser ». Reste à savoir si « ceux d’en haut » n’agirons pas…, pour tuer définitivement « l’Esprit d’entreprise » dans notre pays et procurer du coup, un recul regrettable et dangereux, du statut social (déjà en peine)…, de bien des braves et courageuses personnes ?

    Félicitations pour ta hargne si présente dans ton envie de réussite et du parcours qui est le tien dans le développement de ta « petite entreprise » !

    Un exemple à suivre… , assurément !

    P.S: Merci pour ton  » J’ose confier mes chiffres personnels »… (une démonstration d’un esprit libre, volontaire et… rebelle qui fait plaisir à voir !)

    1. Merci Jean-Lou d’être passé et d’avoir laissé ton opinion. Merci aussi pour les félicitations.
      Mais ce que j’ai omis dans mon article de dire (je vais corriger sur le champs), c’est que les sacrifices pour y arriver ont été immenses et continent de l’être. La vie de famille, la vie privée, les sorties, le luxe, les congés, tout ça tu peux oublier durant au moins deux ans. Sans quoi c’est impossible. Du coup, cela relativise le salarie dégagé puisqu’en réalité, pour dégager un salaire moyen il faut bosser 60-55h/semaine. Au taux horaire, ce n’est même pas le salaire minimum. Mais ça, c’est aussi vrai pour n’importe quel statut, dans n’importe quel pays. On ne réussit pas sans bosser dur et sans sacrifices, à moins d’être rentier au départ…

  6. Bonjours à toutes et tous,

    Chère Tikoun, c’est un plaisir de vous lire, voilà longtemps que vous n’aviez pas posté !
    Plaisir mélangé à une grande tristesse : celle de voir l’entreprenariat bafoué, une fois de plus, celle de lire votre colère et votre déception.

    Je ne vis plus en France, depuis maintenant 8 ans. Avec mon mari, las de cette société française qui montre du doigt ou décourage toute réussite entreprenariale ( mon mari avait monté une société et crée des emplois, au prix de sacrifices et de 12 à 16h00 de travail par jour quasiment 7 J / 7 … ), nous avons eu la chance de pouvoir « aller voir ailleurs ».
    Nous croisons souvent des anciens entrepreneurs français, qui eux aussi en ont eu marre de cet esprit « anti-entreprenarial » et sont allés voir sous d’autres cieux pour y apporter leur créativité, leur envie de travailler dur et d’entreprendre et leur énergie positive.

    Un petit mot pour « non emergente » et pour les auto entrepreneure qui concilient vie de maman et développement d’une activité aussi petite soit-elle! Je suis de tout cœur avec vous pour avoir le même parcours depuis 8 ans et arriver à m’occuper réellement de mes enfants tout en développant une modeste activité qui m’épanouit professionnellement . J’avoue que si je vivais en France et que je ne puisse plus bénéficier d’un régime permettant cela, je serais profondément en colère.

    Enfin un avis de cliente : j’ai eu la chance de pouvoir faire appel aux services de Tikoun (dont j’apprécie VRAIMENT le professionnalisme et la relation au client ) parce qu’elle proposait des services « pros » à des prix accessibles à un particulier et à une auto entrepreneure qui se lance (et qui a donc un budget réduit). Si j’avais du faire appel à une grosse boite, il est bien évident que je n’aurais jamais eu de site …

    Autant dire que je soutiens à fond votre coup de gueule et votre statut !
    Courage à tous !

    1. Merci infiniment, Aurore, de participer au débat et pour vos fleurs. Une cliente contente et qui revient, qui vous envoie d’autres clients (merci!), c’est tout ce qui donne sens à cette aventure et mes sacrifices. C’est aussi la seule valeur sur laquelle je puis éprouver quelque fierté et ma plus belle réussite. On apprend énormément de ses clients, des gens.
      Bonne continuation à vous, et plein de courage, je sais que vous n’en manquez pas, ni d’inventivité 🙂

  7. Bon, je vais raconter brièvement mon histoire.

    Moi, j’ai commencé en Freelance il y a 15 ans. Donc le statut d’auto-entrepreneur n’existait pas, mais pas du tout. Malgré cela, j’ai trouvé du travail, j’ai fait un chiffre plus que raisonnable etc… et je continue plus ou moins bien à en vivre.

    Là ou je te rejoins c’est que le systéme actuel ne favorise pas l’entreprise au sens large. Les divers organismes (RSI, URSSAF & co) ne sont pas adaptés. On paye toujours pour l’année en cours sur la base de N-2 avec des régularisations pas possibles.

    Il faudrait simplement harmoniser les systémes, supprimer le seuil débile des 33 K€, et permettre à chacun de payé ses charges en même temps que la TVA par exemple.

  8. Personnellement j’ai testé l’auto-entreprise en tant que photographe. Le problème est que les « charges » ne sont pas du tout prises en compte. Cela fait donc baisser énormément la rentabilité de l’auto-entreprise.
    Pour un photographe, cela n’est apparemment pas viable…

    1. Bonjour Bernard. Merci de votre commentaire. Le statut du photographe est totalement à part en France. Il ne peut pas être développé en Auto entrepreneur car il appartient à la Maison des Auteurs, comme les graphistes.

      1. Bonjour,
        en ce qui concerne le statut de photographe, tous ne sont pas auteurs. Un photographe qui veut faire des mariages est obligé d’être artisan, avec une part de chiffre d’affaires déclarée en commercial et une autre en non commercial, donc pour commencer son activité le régime auto-entrepreneur était presque parfaitement adapté.
        Et aujourd’hui la MDA et l’Agessa fusionnent et pour s’inscrire il faut passer par le CFE qui soumet votre « candidature » à l’Agessa dont les cotisations sociales sont certes plus avantageuses mais qui interdisent toute prestation dite « sociale » (mariages, photo scolaire, etc).
        Bonne journée.

  9. Bonjour à tous.
    Je suis moi aussi AE (correctrice) et dégage un CA d’environ 1000 euros par mois. Ce système me convient très bien, car j’ai 3 enfants et donc difficile pour moi de faire un temps plein. Or, je viens de me rendre compte que sous notre gouvernement socialiste, si on gagne déjà de l’argent (activité principale) on a le droit d’en gagner plus (AE en activité secondaire), mais pas si on ne gagne rien ! Et si on dégage une marge moyenne sans essayer de « gagner toujours plus », on est presque des délinquants et on n’a plus le droit de travailler au bout de 2 ans… Les fonctionnaires et salariés ont le droit de travailler à temps partiel, mais pas les AE ? Cette mesure est d’une telle absurdité que ça dépasse l’entendement.

  10. Bonjour,
    Étant en vacance en France, je tombe par hasard sur ce post !
    Je suis designer 3d dans l’industrie et j’ai fait 1 an d’AE.
    Je suis arrivée au plafond très rapidement, mais mon but n’a jamais été de faire du fric au delà de mes besoins (1800€net/mois). Je réalisais environ 3000€ de CA par mois. Aujourd’hui, pour un niveau de vie équivalent j’ai besoin de seulement 1000€net/mois. Je dois donc faire environ 1500€ de CA (secu, frais…). Et je ne travail que 2 jours par semaine pour réaliser ce chiffre. Donc pour moi, c’est bien de galérer 1 ou 2 ans en france ça vous entraine à la dur. Si vous parvenez a survivre durant cette période vous êtes certaines de très bien vivre à l’étranger. Les états ne comprennent pas que c’est fini le monopole du pouvoir. Aujourd’hui on change de pays comme on change de job !

    1. Bonjour Picsounette,
      Merci de votre commentaire. C’est vrai que dans bien des pays on vit royalement avec seulement 1000€ mensuel. Mais cela ne fonctionne que si vous êtes certain de rester à l’étranger quasi définitivement. Les économies que vous réaliserez ailleurs vous interdiront de revenir. Et souvent dans ces pays il peut arriver que le système de santé ne soit pas si performant. Certaines personnes reviennent en France ou en Europe lorsqu’ils doivent faire soigner leurs enfants. Bref, vivre bien à l’étranger, c’est une historie qu’on fait jeune, mais pas solide dans le temps ou alors définitivement. Vous ne trouvez pas ?

      1. Bonjour Piscounette et Tikoun,

        [i] »Mais cela ne fonctionne que si vous êtes certain de rester à l’étranger quasi définitivement » .[/i] … Ou si vous choisissez de continuer à cotiser volontairement en France à l’assurance maladie (CFE) et à certaines caisses de retraites pour « assurer vos arrières » au cas où vous ayez envie de rentrer un jour. Évidemment, dans ces cas-là, c’est fort coûteux et doit être pris en compte dans votre « business plan » mais cela laisse aussi la liberté de revenir s’installer en France ou juste faire le déplacement pour les grosses urgences médicales (quoique j’ai trouvé des médecins forts compétents au fin fond d’hôpitaux d’apparence insalubre en Inde! .
        Certains (et ils sont nombreux) rentrent aussi en France pour les études supérieures de leurs enfants: on a beau critiquer notre système éducatif « frenchy », les études supérieures ont un rapport qualité prix imbattables par rapport aux pays anglo-saxons!

        Bref, je pense qu’il est important d’avoir une vision long terme et de penser à toutes les possibilités avant d’envisager de couper les ponts avec sa mère patrie.

        Je précise que je vis hors de France depuis 8 ans : c’est un choix de vie que j’espère prolonger le plus longtemps possible….Mais on ne sait jamais et un jour je rentrerai au bercail ….Et je serai bien contente de trouver le statut d’auto entrepreneur (et j’espère qu’il existera toujours!)

        Cordialement

  11. Je fais partie des « 50% qui n’ont pas réussi » selon votre typologie (et celle de la ministre) et je vous avoue que ce mépris m’énerve un peu. Tout le monde n’a pas envie de devenir Bill Gates. Je gagne aux alentours de 1000€ par mois et ça me va très bien. Je cale mon activité sur mes besoins financiers (qui sont petits visiblement) et sur mes besoins en temps libre. Je ne fais pas de concurrence aux artisans. Je déclare tout. Je ne fais de mal à personne. Pourquoi on vient m’emmerder?!!! C’est quoi l’alternative? Renoncer à un mode de vie qui me convient, à un boulot que j’aime pour essayer de trouver un boulot salarié QUI N’EXISTE PAS? Ce n’est pas ma vie qui est un échec, c’est ce gouvernement! (pour qui j’ai voté en plus….)

    1. Bonsoir Daphné,
      Merci de votre commentaire. Le mépris dont vous parlez n’existe pas chez moi, et certainement pas dans mon article. Au contraire, c’est un coup de gueule pour dénoncer cela. Précisément. C’est exactement ce que j’ai dénoncé : le mépris du gouvernement envers les auto entrepreneurs qui ne gagnent pas le plafond maximal, et même pour ceux qui le gagnent. Bonne continuation.

  12. Bonjour

    Hey, y’a pas que les enfants ! Même sans en avoir, on peut aimer son métier et ne pas vouloir (justement) qu’il soit la seule chose à remplir sa vie.
    Je fais énormément de musique, je retape ma baraque, ET je fais un peu de développement pour gagner un tout petit chouill qui me suffit très bien pour vivre, merci.

    Autant je comprenais la limite de deux ou trois ans pour qqn qui ne declare rien (et donc a priori son bizness n’a pas marché), autant limiter le truc dans le temps pour ceux pour qui ca marche, je ne comprends pas : on nous avait vendu l’AE comme le statut permettant d’avoir une petite (à cause du plafond) activité, en complément de retraite, d’un salaire, d’une activité non rémunératrice mais au combien prenante comme femme au foyer, en cas de chômage pour éviter de rester sur les listes… et on s’imagine que ces situations (mère, retraité, chômiste) ne durent que deux ans ?!!

    On n’a jamais présenté l’AE comme le moyen de tester une activité avant de passer à un autre statut, c’était UN des cas mais pas le principal (heureusement vu les taux de reussite…preuve que c’est PAS ce qui interesse les gens), le principal était la petite activité de WE ou du soir qu’on faisait au black paskya pas de statut pour (coiffeuse à domicile, cours particuliers, fabrication et vente de petits bijoux etc)… et les chiffres prouvent que c’est ca qui marche.

    Dire « au bout de deux ans c’est marre », a mon sens c’est juste dire « On veut supprimer ce statut, mais on assume pas, alors on va le diluer, et on sait que dans deux ans, avec cette regle, y’a plus que 5000 AE ».

    Et un demi-million de travailleurs au black de plus.*

    Et pourquoi supprimer ce statut, si ce n’est juste parce qu’il a été créé par la droite, et que tout ce que fait la droite c’est caca ?
    ‘tain pour UNE FOIS qu’ils avaient eu une bonne idée et l’avaient mis en oeuvre (avec de gros cafouillages et des trucs encore foireux comme la taxe sur les locaux mais bon), c’est bon on est pas obligé de jeter BB avec l’eau du bain… Ca me dépasse.

    * : Parce que faut pas se leurrer, ceux qui comme moi, cad l’immense majorité des AE, les chiffres le prouvent, font une petite activité, n’ont PAS D’AUTRE CHOIX que de passer au black, puisqu’aucun des status existants ne peut leur permettre de continuer. C’était d’ailleurs la raison de la ruée sur ce statut, sortir enfin du black « obligé ».
    27% d’une petite activité CT certes pas bezef mais c’etait toujours ca. Notre Etat n’en veut plus ? Dont acte.

  13. La solution intelligente serait de réduire la quantité incroyable de types possibles d’entreprise, d’aligner les charges sur celles de l’AE, et de simplifier les démarches administratives et financières comme ça a été fait avec l’AE. Mais non en France on préfère les procédures, les complications et la multiplication des organismes.

    Je ne suis pas encore au plafond de revenu limite AE, mais depuis le début de mon activité mon CA augmente tranquillement, et je ne peux pas comprendre pourquoi on m’interdirait de continuer mon activité alors qu’elle est en croissance (contrairement au pays en général). Changer de statut n’est pas acceptable vu l’augmentation de charges que cela représente.

  14. Merci pour cet article qu’il faut partager sur tous les réseaux. Il y a des pétitions à signer qui commence à tourner http://www.federation-auto-entrepreneur.fr/petition/
    Je suis photographe spécialisé dans le mariage et AE depuis le début du statut. J’ai été artisan 3 ans en me payant une misère et en cotisant toute l’année pour une période d’activité saisonnière.
    Ami photographe de mariage, la solution des tricheurs est simple et connu ! S’inscrire comme auteur photographe (pas le droit de faire du mariage je sais) vendre une photo numéroté signé le prix de la prestation et donner le reste au client. Voila comment tricher puisque c’est la seul solution (à part le black) que l’on nous laisse !

    1. Rires. Oui j’aime les nouilles et le riz.

      Je me sens exactement comme une pute placée par le gouvernement au coin de la rue à qui l’on dit « maintenant tu fais plus de fric, ou tu retournes mendiante et assistée ».

      Monsieur Hollande et Madame Sylvia Pinel : je suis une auto-entrepreneur qui marche bien depuis 3 ans , je gagne le C.A. maximum et vous allez me tuer!

      Votre nouvelle mesure me tire vers le bas et me contraindra soit à truander, soit à créer à expatrier mon entreprise dans un pays où se sera possible de le faire dans mon activité, l’informatique, pour une TPE.

      P.S. : Sylvia Pinel a dit qu’un courrier sera envoyé à tout entrepreneur dépassant 19.000 euro. Voici 3 ans que je gagne plus que ça, quelle honte!! J’espère que vous tiendrez vos promesses en m’envoyant ce courrier, sans quoi je serai contrainte de vous poursuivre pour publicité mensongère.

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