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Hébergeur Amen et WordPress : la galère

Hébergeur Amen et WordPress : la galère

Posted on 29 janvier 2011 in Internet | 22 comments

Publicité mensongère : "Amen, keep it simple!"

Dans la série de  l’hébergement de sites web, passons maintenant à une petite revue de quelques hébergeurs.

Je ne puis résister au besoin de vous partager ma colère contre l’hébergeur Amen.

Il y a deux semaines, une cliente m’a chargée de passer à niveau son blog sous WordPress qui en était encore à la version … 2.6. Si, ça existe encore :).  Ma cliente travaille beaucoup, elle n’a ni le temps ni les compétences pour s’en occuper. Puis c’était l’occasion de relooker son site. Lorsque j’accède à son espace client chez Amen, une sale surprise : rien n’est à jour. Son hébergement est en PHP 4, en MySQL 4, et WordPress en 2.6. Or pour faire fonctionner WordPress il faut PHP 5 et MYSQL 5. Et on en est à 3.0.4 pour WP. Vous me lisez et ça ne vous fait pas encore sursauter. Car vous vous dites peut être un peu distraitement que peut être ma cliente n’a pas bien configuré son blog ni mis à jour. Pas du tout! Elle l’a acheté en juin 2010.

En juin 2010 donc, Amen n’offrait à ses clients qu’un WordPress par défaut qui date de deux ans et de toutes aussi vielles versions du langage PHP et SQL pour le langage dynamique et les bases de donnés dont a besoin tout site dynamique, quel que soit le CMS utilisé.  Et ça ne s’arrête pas là. Ma cliente, appelons-la Suzanne, est une propriétaire lambda en matière de site web. Elle veut un blog pour son activité professionnelle, elle se prend un hébergeur, et elle clique sur ce que proprose Amen. Ben oui, normal, « Suzanne » est toute contente de sa décision et elle a confiance. Lorsqu’elle se connecte dans son espace clients, Suzanne suit la navigation proposée car elle découvre seulement à ce moment-là l’univers de hébergement web. Mais la navigation proposée va évidemment dans le sens d’une installation automatique de WordPress, comme chez bien d’autres hébergeurs d’ailleurs.  Je ne puis pas vous dire si elle avait d’autres choix.

Je dois mettre à jour son WordPress. Oui mais ce n’était pas possible et compliqué. L’interface chez Amen est lapidaire. Autant vous dire que j’ai tourné en boucle dans les possibilités de modifier quoi que ce soit. Quasi le néant. Je fais part de mes découvertes à Suzanne, lui fait le topo sur son adorable hébergement qu’elle paie cher pour un service qui ne lui rend aucun service. Nous décidons de migrer ailleurs. De Amen à PhpNux. Pourquoi ? Parce que c’est fiable, parce que ma cliente est néophyte et a donc surtout besoin de la disponibilité d’un bon support, et enfin parce qu’elle y gagnait les mois perdus de son hébergement.

Je me mets au travail. Très vite tout est installé chez son nouvel hébergeur avec un WordPress tout pimpant, ses articles migrés, un design créé sur mesure. Suzanne me félicite pour ma rapidité et attend fébrilement le transfert de son nom de domaine. Oui, mais. Et là si vous ne sursautez pas, c’est que vous êtes en manque de sommeil :

1) La procédure de transfert sortant du nom de domaine nous parvient par mail : elle  doit être validée en cliquant sur un lien de confirmation dans l’espace client. Et ce lien n’existe pas. Suzanne fouille son espace clients une heure durant. Puis elle se décide à m’écrire pour me dire qu’elle se sent bête car elle ne trouve pas. J’y vais et je constate que ce lien n’existe pas. Amen s’est fichu de la poire de Suzanne.

Autrement dit, légalement ils nous disent que vous pouvons, mais concrètement nous sommes bloqués puisque rien ne permet de valider la demande.

Évidemment, pas de réponse du support. Notez qu’il n’y a pas eu de réaction non plus à une précédente question posée une semaine plus tôt.

Nous sommes passés aux menaces légales en leur rappelant qu’ils n’étaient pas propriétaires nom de domaine.Car oui, le Whois est clair, heureusement le nom appartient bien à ma cliente et non à Amen. Il leur a fallu une semaine pour répondre aux demandes de support et seulement à une seule question : celle du domaine, suite aux menaces, avec pour toute réponse : votre transfert a été accepté.

Bien sûr, en attendant le déblocage, j’ai modifié les DNS pour forcer au moins l’accès du site et en assurer la migration effective. Procédure simple pour moi normalement. Pourtant, même ça ne fut pas une partie de plaisir. Rien n’est clair dans l’interface client de Amen. Mais alors rien. Et moi j’en parcoure des dizaines, j’ai l’habitude.

Par ailleurs, pour sauvegarder son blog il m’a fallu employer quelques ruses techniques. On peut accéder par FTP mais pas sauvegarder la base de données. Du moins pas directement. Bref, pour l’utilisateur normal, tout cela est bien décourageant et complexe.

En résumé nous avons ici un hébergeur qui offre un WordPress pré-installé mais pas viable. Une procédure de transfert occulte et découragée voire illégale (devoir cliquer sur un lien qui n’existe pas). Une interface compliquée avec des étrangetés pour modifier les DNS ou quoi que ce soit. L’impossibilité de télécharger ses fichiers par FTP via l’interface. Un support absent. Pour un prix peu compétitif.

Je vous laisse tirer les conclusions vous-même.

LIRE

Dossier hébergeurs (6) : Le meilleur hébergeur pour WordPress?

Dossier hébergeurs (6) : Le meilleur hébergeur pour WordPress?

Posted on 24 janvier 2011 in Internet | 35 comments

Partie III – Conclusion et Un hébergeur pour WordPress

Partie III – Conclusion : A la recherche d’un hébergeur pour WordPress

A la recherche de la perle rare

(Modification-ajout le 26 janvier au bas de l’article)

Ce dossier a généré 5 articles pour parcourir modestement quelques considérations sur les hébergeurs. Que conclure ? Chacun décidera suivant ses besoins et sa lecture de l’ensemble. Je ne vais me répéter, il y a différents sites web qui vont déterminer notre choix, différents projets déjà esquissés dans Dossier Hébergeurs (4) : Checklist avant d’acheter un hébergement. Mais quels sont les besoins spécifiques de WordPress ? Y-a-t-il un hébergeur plus judicieux qu’un autre ? Là encore, tout dépend de vos objectifs. Il n’empêche qu’il y a certains points vraiment nécessaires ou certains hébergements qui peuvent optimiser notre utilisation de WordPress.

Enfin, il y a un forum sur les arnaques du web où on peut glaner quelques informations. Vous trouverez également des avis dans la revue Hébergement-Web (lien par exemple sur Infomaniak, plutôt bons).

Le minimum requis

PHP version 5

MySQL version 5

32 MB mémoire scripts

Le mod_rewrite Apache module

Qu’en dit la documentation officielle de WordPress ? Ils nous proposent une liste d’hébergeurs américains dans WordPress Web Hosting. Est-ce parce que la société Automatic qui pousse WP est aux États-Unis ? Certainement, mais il y a d’autres raisons ou d’autres leçons à tirer de cette courte liste: BlueHost, DreamHost, MediaTemple et Laughing Squid.

Le point commun de ces hébergeurs est d’offrir les minimas requis cités ci-dessus et mis à jour : PHP 5.2, mais aussi d’offrir un CPanel et une large bande passante comme beaucoup d’espace disque, voire « illimité » (lire l’article 2 à ce sujet, le Addon Domain et un IP unique. Bref, souvent plus, mieux, que ce qu’offrent bien des hébergeurs français pour le même prix voire plus cher. Les prix américains tournent autour de 4 euro/mois selon les compagnies et le cours du dollar pour nous, sauf MediaTemple, plus cher.

La charge ou la limite mémoire.

Un Blog sous WordPress de taille modeste, comme le mien, tourne à 22 MB. Le minimum théorique requis est de 32MB. Oui mais voilà, tout dépend de ce que vous allez faire avec WP. Un blog modeste ou de taille moyenne peut se contenter d’un petit hébergement (pack minimum). Ce que je vous conseille d’ailleurs si vous débutez. Vous passerez au plan supérieur plus tard.

Si votre blog prend de l’ampleur en taille et rencontre un gros succès, il faudra passer au pack supérieur ou migrer ailleurs.  Même remarque si vous êtes un gros consommateur de plugins. Il faudra aussi penser à optimiser votre site. Certains s’en sortent en installant un système de cache et en plaçant un fichier php.ini pour augmenter la mémoire. Mais généralement, il faudra déjà compter 128 MB.

Si vous projetez de faire du communautaire avec Buddypress par exemple, vous n’avez pas le choix. Rien que pour le faire tourner vous avez besoin de 256 MB. Là il n’est plus suffisant d’acheter un hébergement d’un simple clic, écrivez, demandez une information technique avant d’acheter. Renseignez-vous surtout. Quoi qu’il en soit, ne gérez pas Buddypres sur un mutualisé. Vous n’aurez aucun souci pour l’installer, mais dès qu’il attirera des visiteurs vous ferez sauter le verrou de votre charge et votre hébergeur vous tapera sur les doigts, vous contraignant à migrer vers le haut.

si vous avez besoin d’une vraie plateforme de blogs, il vous faudra sortir du mutualisé et prendre un serveur dédié d’au moins 1G de Ram.

Comme vous voyez, tout dépend de vos besoins en matière de projet Web, bien plus qu’une formule magique. J’ai pour habitude de conseiller mes clients en fonction de leurs besoins et non pas d’une une réponse unique, ni encore de renseigner le mien. Il ne sert à rien de vous offrir un gros hébergement ou ‘pack pro’ pour accueillir deux petits blogs wordpress vitrine ou modestes. Comme il n’est pas très judicieux de miroiter les américains si vous ne connaissez pas un mot d’anglais. Puis, il y a la question du bon support et de son prix (beaucoup sont payants ou injoignables par téléphone ou chat, vérifiez avant d’acheter).

Un support efficace est votre clé de voûte si vous êtes néophyte en informatique et sous WP. En revanche, un hébergeur n’est nullement tenu de vous aider à installer WP ou quoi que ce soit, mais seulement de vous apporter une aide concernant l’accès à votre hébergement.Néanmoins certains techniciens ou certains hébergeurs sont plus conciliants à ce sujet. Parmi nos blogueurs actifs de la communauté francophone de WP, Li-An tient une revue des plugins et en est un gros consommateur. Il témoigne d’un support soutenu chez O2switch concernant ses essais qui n’ont pourtant rien à voir avec l’hébergement. Pareil pour Lise (liseweb.fr) qui est passé de 1&1 à o2switch avec beaucoup de support. Julie (imelia.fr), nous dit avoir toujours reçu une rapide réponse chez PhpNux. J’ai reçu chez eux moi-même une réponse systématique à mes questions au plus tard le lendemain sous forme de ticket de support. Pedromino a quitté furieux OVH pour Bluehost. Alors que Fran6art est toujours resté chez OVH, changeant seulement de pack. Parlant de OVH, si leurs guides en ligne sont intéressants, leur support fait l’objet d’un consensus négatif ou « sans rapport ». Pour 1&1 c’est la loterie. Personnellement j’ai toujours reçu une réponse par téléphone (hotline gratuite), il semble que ça dépende de sur qui vous tombez. Les cris de colère contre 1&1 sur la Toile ne manquent pas, mais ils concernent plus l’aspect commercial que l’aspect technique. Chez Amen, j’ai envoyé 5 demandes différentes sous forme de tickets de support qui n’ont à ce jour  jamais reçu de réponse (plus d’une semaine). Je ne vais pas poursuivre la liste car je vous laisse la parole et d’autres articles viendront relayer cette question.

Le Mod_Rewrite aussi est important, si pas essentiel.

Chez 1&1 par exemple, Apache est interprété en cgi. Tout ne sera pas possible pour des réglages fins  ou très élaborés dans le .htaccess. Donc pas de problème pour régler des solutions antispams, la protection de vos dossiers ou le vol de vos flux, PHP5 et ce genre de grandes lignes. Mais vous ne pourrez pas tout régler. Par exemple la compression devra se faire avec d’autres codes ou passer par un php.ini.Cela ne pose aucun ennui aux néophytes qui ne programmeront rien à ce niveau.

Plus largement, tout dépend de ce qui est paramétré par l’hébergeur sur le serveur mutualisé. Informations jamais livrées, évidemment, sinon de s’en rendre compte à l’usage. Mais c’est une des bonnes raisons qui me font priser tout hébergeur qui offre un Cpannel, donc le choix de régler moi-même ce que je veux. L’alternative est Plesk. Ces panneaux permettent de généraliser les approches à ce niveau. Encore faut-il qu’ils ne soient pas bridés par votre hébergeur. Pour les néophytes et les utilisateurs lambdas ça ne change rien, mais si vous êtes plus exigeant et plus codeur, c’est frustrant. Par exemple chez Maven, bien qu’offrant un Cpannel, certaines fonctions ne sont pas accessibles, il faut écrire au technicien pour qu’il les active.

Personnellement je ne peux plus me passer de la simplicité d’un Cpannel et de ses possibilités de configuration. Les autres types d’interface plaisent aux débutants car expressément simplifiées. Mais du coup il faut chaque fois apprendre ou s’habituer aux manies du panneau de son hébergeur si vous en changez. OVH est le plus emmer… des panneaux, avec PHPNux. Absolument pas logique, mais là je déborde dans l’appréciation subjective. Chez Amen on se fiche presque illégalement du client. Chez 1&1 il y a une FAQ et l’interface est logique. Mais limitée. Il y en a d’autres, c’est sans fin.

Enfin, petit rappel, choisissez un hébergement Linux (Apache)….

100TB.com

Un dédié chez 100TB.com ?

Si vous savez plus ou moins ou vous allez avec votre projet Web, réfléchissez bien à la nature de celui-ci. Choisir entre votre portefeuille et le plus robuste. La fiabilité et la solidité se paient. Choisir un hébergement mutualisé, un serveur Cloud, un VPS (serveur virtuel) ou un serveur dédié. Souvent, il vaut beaucoup mieux prendre un Cloud ou un serveur virtuel plutôt qu’un gros pack mutualisé par exemple. Avec le Cloud vous pouvez acheter des « parts », autant de noeuds que nécessaire en fonction de vos besoin en charge. C’est modifiable à volonté par vous-même et vous ne payez que ce que vous consommez. Idéal pour de un à une dizaine de blogs à succès.  Si vous avez plein de petits blogs en multisites, un bon mutualisé ne posera aucun souci. Mais un multisites de gros espaces web bien fréquentés exigent au minimum un bon (et vrai) virtuel (VPS).

vps.net

Un Cloud chez VPS.NET ? ~15 EUR/mois

Une erreur commune et courante : ne compensez pas votre trop petit hébergement par un cache et des scripts. D’accord, cela vous évitera la coupure de sanction, mais pas son accessibilité et sa rapidité. Un blog qui a besoin de 16 secondes pour afficher chaque page vous fait perdre la moitié de vos visiteurs potentiels et oblige votre WP à une vie d’équilibriste.

Plusieurs sites sur un seul hébergement : Tous les hébergeurs mutualisés ne le permettent pas. Pourtant c’est la base… Vous devriez pouvoir installer une vingtaine de sites sur un seul gros pack, si vous n’excédez pas 100 GB. Dès que vous recevrez quelques milliers de visiteurs par jour, vous aurez besoin d’un Cloud avec 6-8 noeuds ou un serveur virtuel. Un dédié sera nécessaire au-delà de 50.000 visiteurs par jour et ou plus de 20 sites actifs.

Piqure de rappel : ne cliquez jamais sur l’auto-installation de WordPress dans votre hébergement. D’abord, ces installations automatiques n’offrent généralement qu’une version non mise à jour du CMS proposé. Ensuite, vous ne pourrez quasi rien paramétrer ni récupérer. A ce compte-là vous n’avez pas besoin d’un hébergeur, ouvrez un blog gratuit chez wordpress.com.

De bons hébergements pour WordPress

Donc nous avons BlueHost, DreamHost, MediaTemple et Laughing Squid proposés par WP. Il y en a évidemment beaucoup d’autres possibles. Notamment WESTHOST, mon hébergeur. Il est plébiscité par un développeur que nous connaissons bien : Joost de Valk, auteur des fameux plugins WordPress Seo, Google Analytics notamment. Pour ceux qui désirent en savoir plus, lisez son article Best WordPress Hosting. Il nous explique en substance qu’il a longtemps été hébergé chez Westhost pour son adéquation parfaite à WordPress. J’ai suivi sa voie et ne le regrette pas. Puis ses besoins se sont décuplés suite au très large succès de son blog (2000 visiteurs/jour). L’hébergement mutualisé ne lui convenait plus, mais il ne souhaitait pas se coltiner l’administration d’un dédié. Entre les deux donc, il avait besoin d’un Cloud. Un Cloud a ceci d’avantageux que vous achetez uniquement selon vos besoins, mois par mois. Il est alors passé chez VPS.NET, qui appartient à la même société que Westhost (UK2 groups). Autrement dit, pour des besoins normaux et si vous vous débrouillez en anglais, prenez Westhost, pour de plus larges nécessité, voyez vps.net.

westhost

WESTHOST.COM, un excellent mutualisé

Mon témoignage personnel est simple : j’y héberge déjà plusieurs sites web sur WordPress. Pour mon blog lashon.fr, je l’ai enfin migré ce matin de 1&1 à Westhost. Aucune modification compliquée à paramétrer. Le mod_rewrite étant supporté par défaut, et la version de PHP 5 est 5.3.3, donc bien à jour. Je suis à 8% de mémoire script sur mon hébergement Business qui compte déjà plus de 5 sites. Rien à modifier dans le .htaccess ou php.ini pour désactiver des anciennes fonctions comme le safe_mode ou augmenter la mémoire ou optimiser ceci et cela comme il faut le faire chez pratiquement tous les hébergeurs. Le bonheur que tout fonctionne bien sans chipotage. Depuis le début tout s’est toujours déroulé sans anicroche. Depuis l’achat, disponible en quelques minutes, au paramétrage général et une bonne surprise : un support efficace.

Le support chez Westhost :

Juste après mon achat je me souviens avoir envoyé un mail vague pour une question d’ordre général. Ce n’était pas franchement important, j’ai pourtant reçu une réponse dans les heures qui ont suivies. Aujourd’hui, j’ai un peu trop joué de mon fichier hosts pour les DNS à modifier lors de cette migration et j’ai laissé malencontreusement mon logiciel FTP tourner à cause d’un coup de téléphone impromptu (mais avec les anciennes données). Résultat, plus aucun accès à mes sites ni au cPannel. Je me connecte alors au chat de support, quelqu’un me répond immédiatement (Kyler). Il me dit qu’il est désolé, me demande quelque minutes pour aller voir et m’explique ce qui s’est passé: par sécurité, Westhost bloque les tentatives erronées de connexion FTP. Je suis ravie d’apprendre ça. C’est une excellente mesure de sécurité. Il me demande donc de donner un mot de passe pour m’authentifier et hop en cinq minutes de support ma situation était débloquée. C’était clairement mon erreur, mon logiciel FTP demandait en boucle de mauvaises IP pendant que je bavardais au téléphone. Simple oubli. Sauf que chez un autre hébergeur, le blocage aurait eut lieu et mes sites seraient demeurés inaccessibles sans aucune explication durant des heures ou jusqu’à ce que je paie une hotline. Je vous rappelle que nous sommes dimanche et que pour eux il était tôt le matin. J’ai d’ailleurs reçu plus tard également un mail suite à mon ticket de support envoyé juste avant le Chat pour savoir si tout était résolu pour moi. On verra à l’usage bien entendu, mais si Joost de Valk, développeur, n’a jamais eu lui-même de souci, j’ai bon espoir que ma satisfaction soit pérenne.

PHPNUX, un autre bon mutualisé

Et en France ? Et ailleurs ? J’ai déjà présenté quelques hébergeurs, leurs avantages et inconvénients. Puis, sur ce point je ne vais pas monologuer. Je vous ai partagé aujourd’hui ma trouvaille et ma satisfaction, le reste vous appartient. A vous de lire le reste du dossier pour ceux qui ne l’ont pas encore fait. Ceci dit, pensez aussi aux autres pays francophones européens.

Il y aura une suite à ce dossier sous forme d’une revue d’articles relatant quelques-unes de mes expériences vécues lors de mes passages et interventions pour des clients chez leur hébergeur. Dans ce cadre, je vous propose également de partager vos témoignages. Soit sous forme de commentaires ci-dessous, soit en m’envoyant un mail pour que je le publie sous forme d’article si c’est plus long. Non anonyme svp.

O2SWITCH, un mutualisé à la (bonne) sauce américaine

Le prochain article vous parlera de Amen. Nous n’avons pas le droit (loi) de dire certaines choses comme on les pense. Le mot le plus gentil concernant Amen est le mot fuir. J’essaierai donc de trouver un peu de temps pour vous narrer ce qui pour moi est invraisemblable et catastrophique chez eux comme chez d’autres hébergeurs où je suis passée.

1and1

1and1, un mutualisé honnête si on cherche de petits prix pour de petits blogs.

Le groupe UK2 offre un bel éventail de bons produits

UK2 Dedicated Servers

UK2, pour un serveur dédié ?

Plugins utiles

Un dernier point : si vous pensez migrer ailleurs, testez vos besoins en commençant par analyser votre site actuel.

WP-Memory-Usage vous donnera le minimum vital d’informations dans votre tableau de bord. Par exemple ma configuration :

  • PHP Version : 5.3.4 / 32Bit OS
  • Memory limit : 256 MByte
  • Memory usage : 21.7 MByte
  • 8% du total disponible.

TCP Memory Usage offre un pannel complet de l’ensemble de votre configuration PHP.
ServerBuddy : outil complet pour analyser les erreurs et la configuration par défaut chez votre hébergeur.
DB Optimizer : vraiment utile pour les débutants. Simpliste et efficace, il suffit de cliquer sur un lien dans votre tableau de bord (dans l’onglet Outils) pour optimiser votre base de données afin de lui redonner un peu de place et cohérence.
Diagnosis affiche quelques informations de base également.

P.S. : maintenant que je suis chez un hébergeur digne de ce nom, il m’indique obligeamment la fonction dépréciée de WP

PHP Deprecated: Function set_magic_quotes_runtime() is deprecated in /public_html/lashon.fr/wp-settings.php on line 27

le Magic Quotes est bien sûr non actif, mais WP continue de nous le fourguer, pas bien ça 🙂

Note importante : cas de création d’un site privé / Intranet / fichiers protégés

Il y a quand même un détail important à considérer lors du choix de votre hébergeur. Si vous commandez à un concepteur de site ou réalisez vous-même un blog qui doit contenir de nombreuses parties privées avec protection de dossiers, il faut pouvoir gérer techniquement comme on veut le mod_rewrite.Sinon, mission soit impossible soit trop ardue. Avec WP du moins. Aussi, avant d’acheter votre pack, demandez d’abord à votre futur désigner son adéquation à votre projet web. Si vous le faites seul, sachez que les hébergeurs gratuits et tous ceux qui ne permettent pas une gestion transparente du mod_rewrite vous contraindra dans la réalisation de celui-ci. Par exemple, protéger des documents PDF privés sur un hébergeur gratuit est irréalisable dès lors que l’on en connait les liens ou que l’on passe derrière un utilisateur qui vient de se connecter. Rassurez-vous, tous les vrais hébergeurs ne vous empècheront pas, sauf si vous utilisez une installation automatique de WordPress, quel que soit l’hébergeur.

Résumé : pour un blog privé, pas d’hébergeur gratuit ni installation automatique de votre CMS préféré.

LIRE

Dossier Hébergeurs (5) : Où acheter ses noms de domaine ?

Dossier Hébergeurs (5) : Où acheter ses noms de domaine ?

Posted on 18 janvier 2011 in Internet | 56 comments

Cet article fait suite à  Hébergeurs et Noms de domaine: bien choisir et s’en protéger (4)

PARTIE II – OÙ ACHETER SES NOMS DE DOMAINE

Nom de domaine hors pack d’hébergement

terrain a batir

Construisez votre site sur le NDD, pas l'inverse. Laissez-le indépendant.

Le nom de domaine (NDD), c’est votre réelle propriété. Le terrain à bâtir pour votre site. L’hébergement peut varier cent fois, le nom de domaine, lui, reste fixe.

Sommaire du dossier

Partie I – Les plans d’hébergement de sites web et blogs

  1. Introduction – quelques définitions
  2. La politique de sur-utilisation
  3. Le « tout illimité » en mutualisé
  4. Financer son abonnement par la pub
  5. Suspension du service pour défaut de paiement
  6. Les packs mutualisés
  7. Attention aux revendeurs
  8. un seul interlocuteur pour tout
  9. Points à vérifier
  10. Quelle formule choisir?
  11. En cas de litige et prévention

Partie II – Registars et noms de domaine
Partie III – Conclusion et Un hébergeur pour WordPress

CONSEIL : NE JAMAIS ACHETER VOTRE NOM DE DOMAINE CHEZ VOTRE HÉBERGEUR.

(le soulignage en rouge est demandé par Aphrodite, un des commentateurs de ce blog, j’acquiesce car il a raison, c’est très important)

Un nom de domaine est votre propriété. On ne peut d’ailleurs pas modifier le nom du propriétaire sans l’accord de celui-ci et c’est un service payant (une trentaine d’euro). Donc faire attention au moment de l’enregistrement. La société mandatée pour l’enregistrement d’un nom de domaine s’appelle un Registrar. La plupart des hébergeurs sont aussi des Registrars, mais pas toujours. L’hébergement de votre site web est donc une opération totalement indépendante de l’enregistrement de votre nom de domaine. Mais pour des raisons commerciales, les hébergeurs vous proposent de vous enregistrer au passage. Ce n’est pas obligatoire et plutôt déconseillé.

Je sais, c’est facile et alléchant, mais ne profitez pas d’un pack tout compris, hébergement + nom de domaine. Si le pack vous en offre un, ajoutez-le plus tard. Utilisez-le par exemple pour réserver une autre extension de votre NDD (nom de domaine). Exemple : monsite.com est votre domaine principal, prenez dans votre pack un monsite.net. Une adresse que vous n’utilisez pas, mais qui protège votre nom pour une autre extension.

Car il faut tenir compte d’un éventuel litige avec votre hébergeur ou d’un déménagement vers un autre hébergeur. Certains n’hésitant pas à totalement bloquer votre site et sans avertissement. Parfois c’est pour un petit défaut de paiement pour l’un de vos services qui se répercute sur l’ensemble de vos services. Ou pire, votre site est populaire, il consomme donc beaucoup. Sur un hébergement mutualisé ça revient trop « cher » à l’hébergeur. Aussi il va tenter de vous obliger à prendre un plan supérieur, parfois tellement supérieur que c’en est risible. Et quand vous ne pourrez plus avoir accès à votre interface pour régler la situation ou sauvegarder votre base de données pour aller migrer ailleurs, il sera trop tard. Donc… soyez prévoyants. Ou soyez absolument certain de ce que vous faites avec votre site. Autrement dit, pour la majorité d’entre vous ce ne sera pas possible.

Tenir compte aussi, simplement, de votre besoin ou envie de changer d’hébergeur. Si votre nom de domaine est compris dans le pack, vous serez obligé d’effectuer un transfert. Ce peut être long et pas facile pour un néophyte. Pas seulement pour un néophyte. Quand je dois effectuer un transfert pour un client, je dois toujours relancer la procédure, vérifier, causer avec un technicien, ça ne se passe jamais simplement. Alors que si votre nom est réservé ailleurs, il suffira, en tous temps, d’indiquer l’adresse de votre hébergeur à celui-ci. Dans le jargon technique, on parle de renseigner les DNS de l’hébergeur. Et ceci n’est pas compliqué, bien moins que se coltiner un transfert.

Par ailleurs, quand vous réservez un nom de domaine chez votre hébergeur, en fait vous leur confiez la gestion technique (sans qu’il y a ait gestion pour autant) et parfois plus. Chez certains, il est impossible de migrer son nom sans payer lourdement ou sans vous mettre de gros battons dans les roues.

PRIVACY WHOIS

Le Whois, c’est ce qui permet d’afficher tout ce qui concerne votre nom de domaine sur Internet. C’est public. Faites le test pour connaître les détails de ce qui vous concerne.

Votre nom, prénom, adresse, téléphone, email, hébergeur, date création du site, sont ainsi livrés en pâture au monde entier. Obligatoire pour une société, il convient de préserver les données d’un particulier. On appelle ça un privacy whois. Tous les hébergeurs n’offrent pas cette option ou vous la font payer, et dans ce cas aussi cher que le prix du NDD. Je sais qu’il y a des recommandations de l’Internic qui disent que normalement c’est théoriquement interdit. Mais concrètement, c’est plus que possible. A vous de voir.

Où ACHETER ET POUR QUELLE EXTENSION

En France, voire en Europe, il y a peu de choix pour obtenir le service de la confidentialité. Je n’ai trouvé que OVH et Amen pour le whois privé et c’est gratuit. Je ne fais pas grand cas de Amen, donc pour moi il n’en reste plus qu’un…. Pour les domaines en .fr, c’est toujours privé car c’est l’Afnic qui gère cette extension et en a décidé ainsi. Ailleurs, il y en a d’autres. Voir plus bas.

Il faut aussi tenir compte de l’ensemble des services. L’achat d’un nom de domaine doit vous permettre un total contrôle : gestion des DNS, changements des contacts, emails.

Pour réserver un nom de domaine européen francophone (fr, be, eu,…), choisissez un Registrar européen. Je vous suggère OVH si le whois privacy est important pour vous. Si pas important, Bookmyname est le moins cher. Bien entendu vous pouvez aussi y réserver les noms génériques (com, net, org, etc).

OVH propose avec votre nom de domaine un pack de 2 giga qui ne sert à rien pour un site dynamique mais peut héberger un site web statique sans souci. Genre un petit site vitrine en html. Et aussi la possibilité de recevoir des fax. Commercialement et techniquement je n’ai pas vu mieux en France. Autrement dit, pour 8 euro par an, vous n’avez pas besoin d’hébergement pour un site statique.

QUELQUES REGISTRARS POUR VOS NOMS DE DOMAINE

Prix basé sur les extensions génériques (com, net, org…), hors promos temporaires et TTC. Pour les extensions européennes, pas trop le choix si on veut éviter un prix exorbitant.

Avec whois privé:

MYHOSTING 6,32 € (américain) 11,17 FR

OVH 7,16 € à 8,36 € (français) +2G espace hébergement pour site statique

NETFIRMS 9 € (canadien)

FASTVISION 9,32 € (britannique)

NEXX 10,43 € (canadien)

AMEN 14,35 € (français) +2G espace hébergement pour site statique

Sans whois privé

BOOKMYNAME 7,16 €

PHPNUX 8,36 €

1&1 8,36 €

WESTHOST 9 € ou 6,83 €/an si vous payez dix ans d’un coup.

Ou 7,46 € si achat de 10 NDD et extension de la durée déjà achetée ailleurs.

Godaddy : Intéressant si vous achetez plus de 5 NDD dans les extensions génériques. A ce moment-là vous profitez du Whois privacy. Mais aussi de tarifs dégressifs.

Les hébergeurs américains : A considérer pour toutes vos extensions génériques : .com, .net, .org, .biz,.info et surtout si vous avez beaucoup de noms de domaine. Ils pratiquent des tarifs dégressifs.

Les hébergeurs européens : Beaucoup moins cher pour les extensions européennes.

ADDON DOMAINE

Qu’est-ce que c’est ? La liberté et la simplicité. Il s’agit de domaines compagnons. Il permet le multidomaines sur un même hébergement. A ne pas confondre avec le multisites, comme chez OVH, qui est une façon différente techniquement d’avoir plusieurs sites sur le même hébergement. Préférez toujours un hébergement qui offre le multidomaines et le Addon. Il vous permettra d’installer plusieurs sites web sur le même pack avec facilité et rapidité.

Puisque vous avez acheté votre nom de domaine ailleurs (au pluriel aussi), vous pouvez donc le faire pointer vers votre hébergement. Certains hébergeurs n’ont pas réellement de gestion en Addon mais permettent de faire la même chose. C’est techniquement (et commercialement) beaucoup moins souple mais possible. C’est ce qui est renseigné dans votre pack sous la forme « nombre de domaines ». Soyez vigilants sur ce point si vous comptez ajoutez plusieurs sites à votre hébergement. Les hébergeurs qui proposent le Addon ont une console un peu comme sur les serveurs dédiés, de type cPanel, WebMin ou Plesk, qui permettent d’ajouter en quelques clics vos NDD et donc d’installer ou transférer vos autres sites.

PANNEAU D’ADMINISTRATION POUR LES NDD

Sauf pour Bookmyname qui ne fait que ça, en général le panneau est celui d’un hébergeur… sans hébergement.

PANNEAU D’ADMINISTRATION DES HÉBERGEURS

Attention, ne confondez pas l’interface de votre compte chez votre hébergeur et la console d’administration technique. Bon, parfois il n’y a pas de distinction et c’est bien ennuyeux. Dans le genre, je déteste l’interface chez phpNux et OVH. Elle sont peu intuitives, il faut cliquer à mille endroits pour trouver son chemin. Et une fois trouvé, ça reste compliqué. Je ne parle même pas de Amen (une pure catastrophe, je dirais pire si je ne devais me soucier d’un procès pour diffamation). Celle de 1&1 est non conforme mais convient bien aux néophytes qui la trouvent facile. Celle de Infomaniak est précise et originale. Celles de tous les hébergeurs américains et canadiens fonctionnent en mode cPanel, ce que j’apprécie énormément pour la clarté et la gestion complète sur tous les plans. Mais les néophytes n’aiment pas ça car c’est plus « technique ». L’interface client est en anglais, mais le cPanel peut être en français. C’est le cas de Maven, sauf que chez eux elle n’est pas complète, on a pas accès à toutes les options pour faire du développement, ce dont les utilisateurs lambdas se fichent royalement. Mais tout ça, si c’est seulement pour gérer un nom de domaine, passez outre mes remarques car tout ce que nous avons à gérer ce sont les DNS.

COMMENT AJOUTER UN NOM DE DOMAINE EXTERNE CHEZ SON HÉBERGEUR

1) Acheter (enregistrer) un nom de domaine chez un Registrar (ou un hébergeur).

2) Attendre le mail de confirmation pour se connecter.

3) DNS (système noms de domaine) : Retrouvez le mail de votre pack d’hébergement (pas celui du domaine donc) pour avoir les données techniques. Si vous ne l’avez pas encore fait, notez tout sur une grande feuille. Cherchez là-dedans les deux lignes qui renseignent vos DNS. Si vous l’avez égaré, connectez-vous chez votre hébergeur et cliquez sur la gestion des noms de domaine puis cliquez sur DNS. C’est l’adresse physique du serveur de votre site. Il faut dire à votre nom de domaine où il se trouve.

4) Connectez-vous (dans un autre onglet de votre navigateur) chez le Registrar ou l’hébergeur chez qui vous venez d’acheter votre NDD. Trouvez la partie DNS. Il y a deux lignes, un serveur primaire, un serveur secondaire. Insérez les deux lignes au bon endroit (le DNS primaire pour le serveur primaire, le DNS secondaire pour le serveur secondaire). Dit comme ça vous êtes effrayés, mais c’est vraiment tout ce qu’il y a à entrer. Maintenant votre Registar sait où se trouve physiquement votre ou vos sites web.

5) Chez votre hébergeur (où se trouve votre hébergement), on va ajouter un site web, votre nom de domaine. Cliquez sur Addon Domaine ou Domaine compagnon. Entrez uniquement le nom de domaine, sans le http ni www. Par exemple lashon.fr est mon nom de domaine. En principe le reste est automatique… Il faudra choisir un mot de passe, qui correspond à l’accès FTP. Le site web est visible dans un sous-dossier du même nom dans public_html. Notez que votre site web principal se trouve toujours directement dans public_html, ce n’est pas possible ou souhaitable de changer ça. Tandis qu’un site ajouté est dans un dossier.

Exemple : j’achète un hébergement avec un nom de domaine gratuit, lashon.net. Il se trouve dans public_html. Je m’en fiche complètement, je ne l’utilise pas pour le moment. Mon blog est lashon.fr. Je clique sur Addon, j’entre lashon.fr qui se retrouvera dans le dossier public_html/lashon.fr. Ne mettez rien dans www si vous voyez que vous avez aussi un public_html. Le dossier www ne convient que pour les panneaux qui n’ont pas de Addon, comme chez OVH et 1&1. Je peux ensuite faire pointer mon nom de domaine gratuit vers le dossier lashon.fr, voire vers un autre … hébergeur.
6) Attendre quelques minutes à 24 heures selon l’hébergeur, pour la propagation des DNS. (Deux minutes à quelques heures chez Westhost, et de 4 h à 24h ailleurs…)

Chaque site web et nom de domaine possède ses propres données techniques : FTP, mot de passe, base de données etc. Tout est plus clair.

Bon, on peut donc ajouter autant de sites web que l’on veut, pour autant que vous ayez la place qu’il faut et que la somme de tous vos sites web n’excède pas en consommation de charge ce que votre hébergeur permet. Mais ce qu’il y a de bien avec un Cpannel est qu’il y a un endroit pour le vérifier. Bref, vive les hébergeurs qui vous offrent un Cpannel et le Addon (la plupart des hébergeurs américains et canadiens). Si vous en connaissez d’autres parmi les européens, témoignez, merci. Je parle du mutualisé bien sûr, sinon ça va de soi.

Et ailleurs ? S’il n’y pas de Addon ?

La procédure ressemble mais n’est pas automatique. Mettons, pour exemple que votre hébergeur soit 1&1 et vous avez un pack qui inclut votre nom de domaine. Vous souhaitez migrer votre nom de domaine chez OVH en laissant votre site chez 1&1. Ou bien vous voulez ajouter un nom de domaine à votre pack chez 1&1. Donc vous achetez le nom chez OVH. Chez votre hébergeur 1&1, si vous cliquez sur votre nom de domaine, à la partie DNS vous voyez ceci :

Serveur DNS Primaire : ns61.1and1.fr (et IP 195.20.224.158)

Serveur DNS Secondaire : ns62.1and1.fr (et IP : 212.227.123.79)

Il faut donc simplement récolter les DNS renseignés chez OVH où se trouve désormais votre nom de domaine. Soit quelque chose du genre : dns10.ovh.net et ns10.ovh.net.

Vous retournez chez 1&1, à gestion de domaine. Si vous n’avez pas encore ajouté le nom, il faut d’abord le faire en refusant évidemment le transfert. Une fois qu’il apparait dans la console, vous cliquez sur modifier les DNS. Dans le serveur primaire vous indiquez le dns du serveur primaire chez OVH, et dans le serveur secondaire le serveur secondaire… C’est tout, absolument tout.

QUE FAIRE SI JE POSSÈDE UN NOM DE DOMAINE AU MÊME ENDROIT QUE MON HÉBERGEUR

Trouvez un Registrar qui vous convienne et faites un transfert vers celui-ci. Ensuite faites comme ci-dessus, renseignez là-bas les DNS de votre hébergeur. Pour tout transfert de domaine, vous aurez besoin du code d’autorisation. Il commence par le nom de votre hébergeur suivi d’une série de chiffres. Selon la compagnie de votre hébergement, ce code est renseigné directement dans les coordonnées de votre nom de domaine à la section DNS, ou il faudra le demander par mail. Notez qu’au moment de l’achat vous pouvez directement entrer les DNS de votre hébergeur, ce qui vous permet d’éviter une coupure d’accès à votre site. Mais attention, la procédure est ultra simple ssi vous respectez un certain ordre comme suit.

Pour un transfert de nom de domaine sans migrer votre site web :

Trouvez le code d’autorisation du NDD. Achetez le NDD chez un autre Registrar. Laissez-le d’abord le créer dans son interface, attendez le mail de confirmation d’achat avec les données techniques. Ensuite seulement, connectez-vous (une demi-heure après max), cliquez sur la gestion des DNS et renseignez ceux de votre hébergeur. Ainsi, vous vous fichez du temps que ça prend, les DNS sont d’ores et déjà paramétrés vers votre hébergeur actuel et il n’y a pas de coupure.

EN RÉSUME

Achetez votre ou vos noms de domaine ailleurs que dans votre pack d’hébergement.

Ajoutez vos domaines chez votre hébergeur.

Garez le nom gratuit, ou utilisez-le comme espace test, ou faites le pointer vers votre site principal.

Si c’est trop tard, transférez votre nom de domaine principal ailleurs.

Si vous possédez beaucoup de domaines à faire migrer genre plusieurs dizaines voire une centaine, profitez des formules dégressives comme chez Westhost ou Godaddy (par exemple).

Ais-je oublié quelque chose ?

A suivre, la conclusion pour un hébergeur idéal avec WordPress.Si vous voulez participer à cet article j’en serai ravie. Écrivez moi vite.

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Dossier Hébergeurs (4) : Checklist avant d’acheter un hébergement

Dossier Hébergeurs (4) : Checklist avant d’acheter un hébergement

Posted on 13 janvier 2011 in Internet | 14 comments

Cet article fait suite à  Hébergeurs et Noms de domaine: bien choisir et s’en protéger (3)

Partie III – Conclusion

  1. Quel hébergeur pour WordPress
  2. Quelques histoires d’hébergeurs

9) Points à vérifier

cheklist

Idéalement, il vous faut réponse à toutes ces informations.

Certains ne seront jamais affichés dans les offres commerciales, demandez-les par écrit.

  • L’hébergeur possède-t-il son propre data center ou fait-il de la sous-traitance ?
  • Pouvez-vous installer et gérer votre nom de domaine acheté ailleurs ? (n’utilisez pas celui qui est inclus dans le pack)
  • Si oui, sous quel forme ? Add-on domaine, gestion DNS, Multi-domaines ou Multisites (préférez le Addon domaine, vous êtes libres et c’est plus facile)
  • Combien de sous-domaines ? Quel prix pour les supplémentaires?
  • Prix de l’hébergement ? HT ou TTC, mensuel ou annuel, si promo combien après la promo ?
  • Durée de l’engagement (en particulier si promotion, il y a toujours des clauses qui annulent le remboursement si pas satisfait)
  • Où est le data center ? Dans le même pays ? (vous pouvez volontairement choisir un serveur situé très loin pour un nom de domaine international ou dans une autre langue)
  • Information disponible sur le site quant aux derniers incidents techniques (transparence d’information)
  • Procédure en cas de changement vers un plan inférieur ?
  • Gratuité ou prix du support (HelpDesk)
  • Disponibilité du support (7j/7 ou fermé le WE)
  • Taille de l’Espace-Disque – Quel prix pour de l’espace supplémentaire ?
  • Messagerie (combien, taille, quoique une grande taille ne sert qu’aux grandes entreprises et services publics…)
  • Quelle interface technique ou panneau de contrôle (aucun, élaboré par l’hébergeur, cPanel, autre, voir leur interface démo)
  • Trafic maximal autorisé mensuellement
  • Bande passante réelle allouée, limites en ressources serveur CPU (en % ou en MB)
  • Taux de hits par heure et mensuel permis
  • Vitesse, quel temps de réponse pour accéder à votre site ?
  • Accès FTP (indispensable pour gérer vos fichiers)
  • Combien et taille des Bases de données MySQL (indispensable pour les sites dynamiques) – Quel prix pour des bases supplémentaires?
  • Limite en taille de fichier en téléversement (upload) ou téléchargeable? Nombre de fichiers ?
  • Linux ou Windows (choisir Linux)
  • Url-rewritting est-il possible ? Et comment est-il exécuté ? (indispensable pour WP)
  • Quel langage utilise le serveur et comment est-il interprété ?
  • Quel taux de disponibilité (uptime de 99,98% minimum, soit une dizaine d’heure indisponibles par an, 99% c’est déjà 4 jours d’indisponibilité sur l’année)
  • Limites des ressources du serveur (elles sont nécessaires, mais voir combien dans les CVG ou demander)
  • Quel est le nombre maximal de requêtes SQL simultanées (calculer ses besoins selon nombre prévu de vos visiteurs connectés en même temps)
  • Limite de transferts FTP ?
  • Offre en option d’un certificat SSL (Secure Sockets Layer) pour votre boutique en ligne ? A quel prix ?

10) Quelle formule choisir ?

– Si vous n’avez besoin que d’un site vitrine en HTML, non dynamique (pas de CMS), pour y présenter une vingtaine de pages ou votre CV, nul besoin d’un pack. Prenez un nom de domaine, par exemple chez OVH qui propose un peu d’espace web associé, cela vous donne accès à 2 giga de place. Bien suffisant pour ce genre de mini site. Les prix de réalisation d’un vitrine sont moins importants que pour un site dynamique.

– Pour un petit blog ou plusieurs blogs/sites de particuliers : le mutualisé convient parfaitement, pas la peine d’investir dans un gros pack ou dans une formule illimitée. Prenez un pack de base ou moyen, choisissez si vous voulez gagner de l’argent (à condition que votre blog soit fréquenté un minimum de 200 visites par jour pour que ça serve à quelque chose). Faites marcher la concurrence et les promos. Ceci inclut les hébergements américains ou canadiens : 1and1, PhpNux, WestHost, OVH, HostPapa, Bluehost, JustHost, o2switch, Infomaniak, GoDaddy, etc. Si vous êtes très néophyte, donnez la priorité à l’hébergeur qui offre un bon support. Si vous vous débrouillez bien, presque tous les hébergeurs se valent, à condition que vous teniez compte des précautions décrites dans le chapitre suivant.

– Pour un blog moyen de professionnel, évitez les risques et les offres trop concurrentielles des grand hypermarchés de l’hébergement. Investissez un minimum et choisissez plutôt en fonction d’un excellent support et de la proximité du data center (français si vous êtes en France, US si vous démarchez en anglais, Espagnol si vous démarchez dans cette langue et vers ce pays, etc).  Investissez également dans la formation par un prestataire qui vous expliquera les erreurs à ne pas commettre : Infomaniak, o2swich, Westhost, OVH en dédié, Nuxit etc. Éventuellement, faites affaire avec une société ou un indépendant qui a le même développement que vous. C’est le mieux pour marcher main dans la main et échanger vos services et intérêts sans surcouts.

– Pour des besoins plus pointus, si vous avez beaucoup de sites et noms de domaine, si vos sites sont amenés à consommer d’imporantes ressources, si vous n’avez qu’un seul site mais qu’il sera très fréquenté (plus de 5000 visites/mois) : prenez le temps de vous informer avant de choisir. Demandez conseil ici et là sur des forums spécialisés. Prenez le temps. Il faudra très certainement considérer le choix d’un serveur dédié ou d’un serveur virtuel plutôt que du mutualisé.  Ceci est aussi valable si vous gérez du multi-sites en wordpress et/ou Buddypress (forums et groupes, fonctions communautaires, plateforme de blogs, radio, réseaux…).

– Si vous détestez la technique, voyez un indépendant pour souscrire un contrat tout-en-un.

Évaluez vos besoins réels pour choisir votre hébergement adéquat.

Le trafic mensuel minimum nécessaire est directement proportionnel à :

  • Nombre de pages vues par chaque visiteur
  • Taille en ko de chacune des pages
  • Nombre de visiteurs par jour
  • Transfert FTP (entrant et sortant)
  • Nombre + taille mails envoyés et reçus.

Si vous installez Buddypress ou un site communautaire comme un forum, ajoutez le poids de tous les avatars , fichiers joints, messagerie interne, pages générées.

Coté mémoire de scripts, il faudra que ça tourne, donc n’envisagez pas Buddypress ou du communautaire sur un mutualisé, à moins qu’il ne soit pas ou très peu fréquenté. Au début ça ira très bien, quand il n’y a personne… ensuite boum boum. Si vous commencez à ne plus pouvoir ajouter un plugin ou un thème sans devoir désactiver tous les autres, ou impossible de mettre à jour votre CMS automatiquement, c’est le signe annonciateur du couperet de votre hébergeur. Mais si c’est le cas dès le départ alors que votre site est vide, râlez et demandez à être migré sur un autre serveur. Votre hébergeur est quand même tenu au minimum.

Exemples:

a) Admettons 100 visiteurs par jour, une moyenne de 10 pages web vues par chaque visiteur. Le poids de vos pages web ont une taille moyenne de 50 Ko par page (page couleur blanche, une image). Trafic mensuel minimal nécessaire est : 100 visiteurs/j x 10 pages/internaute x 50 ko/page = 1.45 Go/mois.

b) Même chose mais vos pages web sont lourdes (vidéos, photos plein écran ou beaucoup d’images lourdes, musiques, lourd design coloré). Disons 100 Ko (ce qui est peu) : 2,9 G/mois.

c) Votre site est conçu léger mais bien fréquenté avec 1000 visiteurs/mois pour une moyenne de 10 pages vues/internaute : on tourne déjà à 15 G/mois de trafic.

d) 5000 visiteurs/jour, 20 pages vues/visiteurs, taille moyenne de 50 ko par page vue, bingo à  145,4 Go de trafic mensuel.

e) Vous êtes gros consommateur d’animations flash, d’images, de vidéos, musique et vous animerez un blog ou une boutique qui comptera beaucoup d’utilisateurs en ligne en même temps. Comptabilisez tout ça, on peut arriver à dans 800 G/mois

Entre le site vitrine qui ne consomme rien un blog de particulier sans flaflas, une petite PME qui va tourner autour de 20G et un site de Geek ou populaire…

Sachez enfin que tous les hébergeurs ne sont pas seulement des commerciaux, il y a encore des gens passionnés et qui aiment leur travail. Écrivez, téléphonez et posez leur vos questions si vous n’arrivez pas à évaluer vos besoins. Mais soyez précis… Multi-sites n’est pas un gros site, Buddypress n’est pas ‘beaucoup d’inscrits’, petit forum, gros forum, site portail, petite ou grosse boutique, etc.

11) EN CAS DE LITIGE ET PRÉVENTION

En cas de litige avec un gros hébergeur, c’est l’histoire de David contre Goliath. Bataille serrée et quasi perdue. Sauf si vous avez pris quelques précautions dès le départ. On perdra peut être la guerre mais pas toutes les batailles. N’attendez pas d’entrer en litige ou de voir votre site bloqué, prenez quelques précautions.

Solution préventive: achetez votre nom de domaine principal chez un Registar indépendant de votre hébergement et faites régulièrement des sauvegardes de vos dossiers et de vos bases de données. Utilisez le nom de domaine gratuit du pack comme espace de tests ou garez-le, ou faites-le pointer sur le domaine principal. Ainsi, en cas de litige avec votre hébergeur ou de blocage total de votre site, vous avez tout en main pour migrer votre web ailleurs en quelques heures. Particulièrement crucial si vous êtes un professionnel indépendant. Si c’est trop tard et que vous avez déjà tout acheté, vous pouvez migrer vos noms de domaine ailleurs. Il suffit seulement d’entrer les DNS de votre hébergeur chez le Registar. Au pire votre blog perdra une journée en ligne, pas plus.

Si votre site, encore vide, ne tourne pas bien dès le départ, mettez l’hébergeur en demeure. Il est tenu à une obligation de service. Trop fréquemment j’effectue des installations pour des clients sur un hébergement qui rame alors qu’il n’y a encore rien dessus (par définition). Dans ce cas vous êtes endroit de réclamer. Envoyez un courrier.

Enfin, lisez les quelques points de cette avocate spécialisée , cela répondra peut être à quelques questions : Murielle Cahen, dossier Droit et Internet.

J’essaierai d’étoffer cette rubrique « litiges » dans des articles à venir. Si vous connaissez de bons liens, partagez-les.

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais »… Hélas, l’hébergement de ce blog n’est pas distinct de mon nom de domaine. J’effectuerai sous peu la démarche, mais voilà, mes conseils sur ce point ne sont pas encore appliqués.

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Dossier Hébergeurs (3) : Les packs mutualisés et autres vendeurs

Dossier Hébergeurs (3) : Les packs mutualisés et autres vendeurs

Posted on 11 janvier 2011 in Internet | 32 comments

Cet article fait suite à Hébergeurs et Noms de domaine: bien choisir et s’en protéger (2)

6) LES PACKS MUTUALISÉS

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Mutualisé égal partage, pour le meilleur et le pire

C’est la gamme traditionnelle en Europe. Il y a pléthore. Quelques exemples.

1&1, c’est de l’hypermarché(dès 30 euro/an, data center en Allemagne). Il est connu par ses constantes promotions de packs parfois gratuits durant six mois ou un an, avec certaines options en illimité ou des options généreuses (bande passante dite illimitée, gros espace disque, bases SQL de 100MB). Commercialement c’est un des plus intéressant. La contrepartie est qu’il ne faut s’attendre à aucune souplesse commerciale et parfois une agressivité insensée. Voire très déplaisante par ses réactions intransigeantes en cas de saturation des performances permises, de défaut de paiement, ou résiliation de packs. C’est en ce sens que j’applique le mot hypermarché. Essayez le service après-vente d’un hypermarché versus la petite enseigne honnête du quartier (heu, si ça existe encore)… On ne peut pas tout avoir, il faut juste savoir où on met les pieds.

Je suis chez 1&1 pour ce blog. Mon pack est ridicule en poids, j’y héberge trois sites en wordpress sur un pack de base, qui en sus ne me coute rien grâce aux revenus générés par vos clics et commandes sur ma bannière pub (merci à vous !). Le support m’a toujours donné satisfaction. Un de mes clients n’a pas eu cette chance. Leurs sites tournent au ralenti. A la décharge de 1&1, sur le plan technique, ils en ont trop pour leur pack et des sites beaucoup trop gourmands en scripts pour un mutualisé. A la décharge de mon client que je soutiens pleinement, sur le plan commercial, il s’est vu contraint de se battre contre une facture abusive et recevoir en pleine face des propos très désobligeants alors qu’il était dans son bon droit. Ils ont simplement voulu résilier un produit Boutique dont ils n’avaient plus besoin. La réaction a été d’une mauvaise foi quasi illégale et particulièrement insensée.

MAVEN Hosting (dès 59 euro/an, datacenter en France et au Canada) affirme une bande passante en illimité. Pas d’engagement de durée. Un Cpanel pour installer une dizaine de sites.

Mais il faudra chercher dans les CVG pour se voir confirmer que cet « illimité » est également… limité. Comme chez 1&1 et tous les autres :

« LE CLIENT est responsable des scripts et les programmes qu’il utilise dans son espace d’hébergement. Il veillera en particulier à ce que ces dits programmes ne provoquent pas de défaillance ou de saturation (en terme de ressources disques, de CPU ou de mémoire) des serveurs sur lesquels ils sont déployés »

Rien d’anormal encore une fois. C’est juste une façon de présenter les choses de manière attrayante à une majorité de gens néophytes.

A titre de gestionnaire de plusieurs sites d’un de mes clients, j’ai eu une très mauvaise expérience avec eux en tombant sur un technicien de support quasiment insultant chez Maven qui me sortait n’importe quoi par rapport à un service qui n’arrivait pas. Une semaine de perdue, à mes frais. L’affaire s’est résolue en passant la main à un technicien moins jeune et professionnel. Malchance ?

C’est tout le problème des hypermarchés. Pas seulement chez les hébergeurs. Partout nous devons faire face à de plus en plus de commerciaux au lieu de techniciens, d’ouvriers qualifiés. Des commerciaux bidouilleurs dans un Help-Desk ne sont pas à leur place. Pas étonnant qu’ils réagissent comme des adolescents attardés au lieu d’une attitude professionnelle et compétente. Je veux dire que je n’ai pas le sentiment qu’il s’agit là de problème avec les hébergeurs en particuliers, mais d’un phénomène de société : on court vers des services pas chers (un voyage, un Faï, des travaux dans sa maison, des soins de santé), mais de plus en plus nous payons pour des services qui sont à peine assurés et tout juste compétents. Dans ces hypermarchés de l’hébergement, il y a des pros qui assurent et il y a des personnes qui n’ont rien à faire là. Mais c’est la responsabilité et les choix de la firme, non celle du salarié rassuré d’avoir réussi à se trouver un emploi pour lequel il est certainement mal payé.

OVH (dès 29 euro/an, data center en France) est entre les deux. Une bonne réputation au départ, mais qui tend aussi à devenir hypermarché dans les offres mutualisées, du moins d’après les témoignages de blogueurs et ce que je constate en gérant des espaces de clients. Deux de mes clients (différents) avaient un blog tout neuf, vide, et ça ne tournait pas dès le départ. Comme s’ils avaient tiré le mauvais numéro d’un serveur certainement déjà saturé. La lenteur, voire le non accès pour un WordPress fraichement installé et encore vide n’est pas rare. Malchance ? Puis, je trouve la console et les réglages de base peu évidents pour un néophyte. 1&1 est sur ce point très facile. OVH est sans doute plus à considérer pour leurs serveur dédiés. Il convient bien aux informaticiens et PME. En revanche, je vous le recommande au moins pour l’achat de tous vos noms de domaine (indépendamment de l’hébergement).

PHPNUX (dès 29 euro/an, data center en Europe) est un hébergeur qui a le mérite d’afficher clairement ses limites, qui correspondent en fait assez bien aux limites d’un mutualisé. Seul le trafic est illimité, le reste dépend du pack choisi. Il ravi une de mes collègue webdesigner qui y héberge son blog pro et celui de ses clients. Son témoignage parle d’un bon support et l’absence de problèmes techniques. Pas si mal. Mais attention, même remarque que tous les autres concernant cette notion d’illimité. Avantage : Le rachat de votre hébergement actuel. Nuxit et 1hebergement appartiennent à la même filiale.

WEB4ALL (dès 17 euro/an) est un hébergeur alternatif qui peut convenir à plus d’un d’entre vous.

INFOMANIAK (120 euro/an, 10 mois gratuits lors de transfert de changement d’hébergeur, data center en Suisse) est le contrepied des hypermarchés. D’accord, c’est plus cher mais déjà nettement plus fiable. Leur plateforme sont de leur invention. Sa formule est simple : vous ne pouvez y héberger qu’un seul site avec un seul nom de domaine. Ceci explique cela, la fiabilité et la stabilité sont garanties dès le départ par cette limitation de bon sens. En revanche, l’illimité s’applique quant au nombre de bases de données, l’espace disque et le trafic :

« Chaque fois qu’un internaute visite votre hébergement, les pages et les images de votre site sont téléchargés sur son ordinateur. Cela engendre du trafic sur le réseau. La plupart des hébergeurs limitent fortement le trafic ou tout simplement limitent le nombre de hits (nombre de clics par visiteur) ce qui réduira implicitement le trafic. Nous avons choisi de laisser une marge de manœuvre très importante en ne fixant aucune limite au trafic mensuel. Les pics de trafic sont limités à 80 Mb/s ce qui peut représenter plusieurs milliers de connections simultanées par seconde; cela concerne moins de 0,01% de nos clients ».

C’est le genre d’hébergement qui convient bien à un professionnel type indépendant ou petite PME qui veut se concentrer sur un seul site et s’assurer de sa performance.

O2SWITCH (72 euro/an) est le seul hébergeur français à concurrencer les formules du continent nord-américain. N’ayant encore eu de clients ni de packs chez eux, je ne puis me prononcer. Mais de l’avis de blogueurs très exigeants qui en parlent, il est à la hauteur de leurs attentes. Outre de proposer la formule illimitée, le contact et surtout le support client y est paraît-il excellent.

La liste des hébergeurs mutualisés est encore longue et je ne les passerai pas tous en revue :

LWS, HostPapa, iPages, MyHosting, Bluehost, JustHost, GoDaddy, Nubio, ixWebhosting,…

WESTHOST est mon hébergeur pour mes besoins professionnels. Pourquoi j’ai choisi Westhost ?

Parce que c’est un des rares, si pas le seul, qui offre une formule de ‘mutualisé’ sur un serveur privé. J’aboutis à un cPanel, mes sites sont en IP fixe et j’ai mon propre SSL. Au prix du mutualisé. Lorsque j’ai passé la commande, il a fallu seulement cinq minutes, vraiment 5, pour recevoir immédiatement 4 mails : un avec les détails de ma facture, un me donnant accès tout de suite au cpanel avec les logins, un me confirmant mon nom de domaine, et un autre pour me dire que le service de transfert d’hébergeur était prêt. Une heure plus tard j’avais déjà migré un site web d’un ami, installé un autre WordPress, ajouté 4 noms de domaines, préparé toutes les bases de données et les configurations de mails. Bref, c’est au point.

WestHost existe depuis 12 ans. plus de 20.000 sites actifs. Les prix de leurs forfaits sont très compétitifs et contiennent toutes les caractéristiques standard des besoins de toute particulier ou petite entreprise. Il se démarque des autres hébergeurs en ce que tous les comptes viennent avec un serveur privé virtuel (VPS). Ce qui signifie que les utilisateurs peuvent installer leurs propres applications (non partagées), et ont un contrôle total sur son administration (plutôt que d’être limité), dans une part indépendante et sécurisée (non partagée). Avec 99.9% d’uptime.

WestHost Web Hosting

7) ATTENTION AUX REVENDEURS

C’est un prestataire qui loue un hébergement comme vous et moi mais vous le fait payer plus cher.Il n’y a rien d’autre à dire que l’évidence : on paie plus  un marchand malin dont ce n’est pas le métier pour un service qu’il ne maitrise pas, puisque lui-même dépend de son hébergeur…

8 ) UN SEUL INTERLOCUTEUR POUR TOUT

De la conception de votre site, en passant par son hébergement et sa gérance.

De grosses agences et de petits indépendants proposent une formule tout-en-un. Ce n’est pas le même principe que le revendeur. Sauf dans certains cas où le soi-disant service, très sommaire, n’est qu’un paravent. Ce genre de plan ne peut être intéressant que s’il offre un bien réel service supplémentaire au propriétaire du site. A savoir: libérer le client de tout problème et considération technique, ce qui lui permet de se consacrer tout entier à son métier et projet. L’hébergement est inclus comme une sorte de pack qui part de la conception ou installation du site à sa gérance et maintenance.  Si vous n’avez pas besoin de ce genre de prestation, ne vous y attardez pas.

Je ne vous cache pas que je pense à offrir ce genre de formule pour quelques-uns, suite à des demandes en ce sens. Dans la mesure où vous êtes nombreux à vouloir vous consacrer uniquement au contenu et non à la technique. Toutefois, ce genre d’abonnement n’est à prendre que si vous demeurez libre de partir à tout moment, comme chez un (bon) Faï et si cela vous apporte un réel « plus ». Autrement dit, faire installer son blog ou se faire construire un site web sur mesure peut aller de pair avec un hébergement. Mais si vous optez pour un interlocuteur unique, demandez toujours quelles sont les options si vous décidez de partir à l’issue de votre contrat initial, s’il vous appartient, quid de votre nom de domaine, s’il y a des frais de résiliation et si oui, quand.

Certaines grosses agences proposent tout et disposent de leurs propres data center. C’est une solution. Ils en sont responsables. Si l’agence le mentionne comme argument commercial, c’est néanmoins un point à vérifier ailleurs que dans leur pub… Une mention telle que « Nos serveurs sont situés dans des datacenters en France » est insuffisante (vu chez un gros marchand). Ces formules sont généralement très chères et vous engagent à payer des sommes astronomiques à très long terme. Si vous êtes un particulier, c’est probablement à proscrire car au total les prix avoisinent parfois celui d’un remboursement crédit voiture!

Les sites fabriqués par les « builder » des hébergeurs. Ce sont des logiciels fournis avec votre hébergement pour faire votre site vous-même. Là, c’est souvent un souci. Les résultats sont très médiocres. Et si vous décidez d’aller voir ailleurs, il faudra tout recommencer.  Même remarque pour les packs e-boutiques. Ces boutiques sont chères et  mal fichues. Au prix de ces packs, offrez-vous plutôt les services d’un webdesigner spécialisé en e-commerce. Surtout si votre boutique est modeste, car dans ce cas vous paierez plus au départ mais rien à long terme. Meilleur ROI pour vous.

D’autres prestataires plus petits, des indépendants, n’ont évidemment ni les moyens techniques ni financiers de disposer d’un data center. Vous serez soit hébergés sur leur propre serveur dédié dans une formule « réseau » ou « plateforme de blogs », soit chez un hébergeur traditionnel. En fait, exactement comme la plupart des grosses agences précédentes mais qui ne le mentionnent pas. Quel est l’intérêt me direz-vous ? N’avoir qu’un seul interlocuteur pour se débarrasser du « fatras technique ». Terme que j’emprunte à l’un de mes clients ^^. Si au contraire vous aimez bidouiller dans l’informatique, chipoter des fichiers, faire des tests de plugins et scripts, ce n’est pas pour vous. Questionnez le prestataire, lisez bien les CGV, demandez-vous si cette formule vous rend réellement service. Mais dans tous les cas, si l’on vous dit que votre nom de domaine et votre base de données ne sont pas libres sans payer une certaine somme au terme d’un contrat (annuel ou bisannuel), fuyez. D’ailleurs, si vous vous acquittez du solde de votre contrat, vous devez aussi pouvoir demander la migration de votre site avant terme si vous en avez envie ou besoin. Bref, veillez à rester maitre de votre site, en toute honnêteté vis à vis de votre prestataire.

(A suivre).

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